De ultima referenda

Posté par bifaceb le 3 novembre 2011

Un référendum chasse l’autre ? 

Rappelons nous, ce n’est pas si vieux, le traité de Nice, mis au point dans la douleur, mais présenté comme toujours comme « très bon » fixant en 2001 les modalités d’entrée des ex-pays de l’Est, cet objectif devenant, après l’Euro en 2002, le nouveau défi  de l’Union Européenne, de l’Europe…

Et donc les élections de 2004, à 25, avec ces nouveaux pays et une Europe en panne d’inspiration de projet. Pour donner une vision, du corps et du cœur, une idée prends corps : donner au rassemblement des Pays et des peuples Européens une Constitution, un texte qui permette de faire avancer les institutions, qui les éloigne des bureaucrates pour les rapprocher du citoyen, qui rapproche, fédère, donne de l’espoir et de l’énergie…

Las ! hélas ! Une rédaction ratée, n’en déplaise à VGE, une procédure d’approbation mal conçue, et ce pavé de 400 pages, ce salmigondis de mécanismes bureaucratiques, de choix économiques et politiques aboutit à un texte illisible, sans souffle, sans perspective, qui ne séduit que les convaincus.

Ce projet de constitution, qui devait redonner un élan, tirer l’Europe vers le haut, aboutit au résultat inverse : il déçoit et clive. Refusé par référendum en France et aux Pays-Bas, mais accepté en Espagne, approuvé par les parlements de plusieurs pays, il devient un objet encombrant, en attente, jusqu’à ce qu’un succédané négocié à Lisbonne soit ratifié par les parlements.

Depuis deux ans l’Europe vit donc sous le régime de ce traité de Lisbonne, avec un Président du, de quoi d’ailleurs, bon « Président du Conseil », cela nous rappelle la IV éme République, les crises se multiplient, nul ne voit en quoi les nouvelles institutions ont amélioré le fonctionnement de l’Europe, et l’Espoir est toujours en panne…

Alors ce référendum en Grèce ? Demander aux citoyens : voulez vous de l’Europe qui se bâtit à 17 autour de l’Euro et de Schengen, avec ses contraintes (austérité) et ses solidarités (assistance financière) ou préférez-vous rejoindre progressivement le « deuxième cercle », celui des pays hors Euro, n’est pas une manière claire de poser la question du devenir de la construction européenne ?

Poser la question dans le pays le plus emblématique par son histoire lointaine, comme par son vécu récent, c’est prendre le risque d’une clarification négative, et donc de connaître, mesurer les conséquences de cette partie de l’alternative, mais aussi, peut-être, car les peuples savent choisir leur destin, de recueillir, via un Oui, un nouvel élan à la construction européenne, avec cinq ans de retard, celui qui était cherché en 2006…

La campagne sera grecque mais aussi européenne, MLP,  JLM, NDA, iront sans doute sur place faire campagne… même si le moment est mal choisi en France, c’est pourtant aussi ici que l’impulsion doit être forte pour aider les Grecs à franchir l’obstacle en nous tirant vers le haut, en construisant la suite, en mettant entre nous en œuvre ce très beau concept  d’émulation…

Référendum ou ultimatum ?

Conditionner l’aide d’urgence de 8 Milliards d’Euros à la réponse positive du référendum manque de classe et fait penser que la Grèce est payée pour agir suivant les directives européennes….

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