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après JC

Posté par bifaceb le 18 décembre 2011

Il termine sa vie politique comme il l’a menée, sur un déni de réalité en forme de pirouette :

« je n’ai plus la force nécessaire pour mener le combat », motif étonnant pour celui qui ne s’est jamais présenté à son procès et s’est payé les services des meilleurs avocats.

J’imagine plutôt que JC a eu envie de tourner la page et de jouir de ses confortables recettes en signant des livres de mémoires qui évitent les zones d’ombre. En particulier ces emplois fictifs qui l’ont aidé à aller de la Mairie de Paris à l’Elysée, en 1995, alors que la loi sur le financement des partis votée à l’initiative de Mitterrand/Rocard existait déjà depuis 1991.

JC a beaucoup fauté dans ce domaine, multicumulard de mandats : en même temps, Président du CG de Corrèze et maire de Paris, ou Premier Ministre et Secrétaire Général du RPR, jouant sans vergogne les vases communicants entre les uns et les autres.

Eternel candidat de 1974 à 1995, plus longuement que Mitterrand, il a usé de toutes les ressources possibles pour parvenir à son objectif : Etre Président de la République, avant d’être, une fois élu en 1995, réélu en 2002, un Président dépassé par les évènements.

Justice est ainsi rendue avec beaucoup de retard mais l’opinion publique sait qu’il faut parfois du temps pour trouver et juger les coupables et admet de moins en moins la prescription, cette volonté de tourner la page au nom de « la paix des ménages »…

Les juges ont ainsi clos un chapitre qui aurait pu l’être dès 1998 si JC avait alors parlé et ainsi sauvé le soldat Juppé, changeant peut-être complètement le paysage politique.

Maintenant … laissons le à sa retraite, qu’il profite de ses vieux jours en démissionnant du Conseil Constitutionnel, la moindre des choses pour un homme condamné pour détournement de fonds publics, et espérons que ses successeurs seront plus francs, honnêtes …

que JC reste au XX ème siècle !

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Vouloir renégocier le traité…

Posté par bifaceb le 12 décembre 2011

 

Dépêche :

Le candidat socialiste à la présidentielle a estimé ce lundi que le projet de traité intergouvernemental arrêté vendredi dernier par des  membres de l’Union européenne n’apporte pas «la bonne réponse» à la crise des dettes souveraines.

Oui,

tout projet peut etre amélioré,
aucun n’est « le dernier, le meilleur »,
je pense que FH a raison de donner une opinion
qui fait avancer le débat…
les pays qui, en dix ans,
ont dit Oui au traité de Nice
qui ont dit Oui au projet de TCE,
qui ont dit Oui au traité de Lisbonne,
qui ont dit Oui à Bruxelles la semaine derniére,
pourront encore dire Oui à un encore meilleur traité !

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7 candidats centristes dans le bus de la présidentielle..

Posté par bifaceb le 12 décembre 2011

Dominique de Villepin apres François Bayrou, Herve Morin, Nicolas Dupont-Aignan, Corinne Lepage, Christine Boutin, il y a aujourd’hui déjà six politiques  (et j’en oublie certainement…) « déçus de l’UMP » d’époques variées pour venir , chacun avec sa personnalité, ses priorités, tenir un discours de rassemblement, à côté,  « au dessus » des deux partis de gouvernement, loin des extrêmes de droite et gauche.

Ils sont sans doute intéressants mais trop nombreux.
tous ne survivront pas.comment se fera la sélection ?

par les sondages,  les « coups bas politiques », le financement,ou le ralliement ?

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La Crise.

Posté par bifaceb le 8 décembre 2011

Alors, d’où vient cette crise qui, depuis quelques mois, ou plus de quatre ans, c’est selon,  met en difficulté notre économie, et comment en sortir ?

Des pages, des articles dans les médias, sur le net, des livres ont largement, longuement, analysé, pesé les causes et je ne saurais prétendre à les avoir toutes comprises, si tentait qu’elles convergent, et je n’aurai pas l’outrecuidance de prétendre les synthétiser, encore moins de les dépasser.

Qu’en ai-je retenu ?

D’abord la crise des « subprimes » en 2007 et sa conséquence sur la déstabilisation du système financier, avec  l’année suivante, la faillite de Lehmann Brothers, et des banques en difficulté.

Les causes en sont connues, même si le poids de chaque facteur varie suivant l’interlocuteur : croissance mal contrôlée de la masse monétaire, volonté de rendre propriétaires des ménages insuffisamment solvables alimentée par une spéculation à la hausse de l’immobilier, écroulement progressif des crédits bancaires, favorisé par un jeu de mistigri sur des produits improbables, incompréhensibles, destinés à masquer les risques, à « fourguer » des placements que chacun imaginait continuer à croître, des banquiers, des opérateurs de marché spéculant pour améliorer leurs bonus … au total un système bancaire déstabilisé, qu’il a fallu soutenir pour éviter que le feu de la crise ne ravage toute entière l’économie de la zone.

Puis, il y eut une pause et beaucoup, dont moi, ont cru que la crise était derrière nous, que les mécanismes de croissance allaient se remettre en marche, avec quelques corrections dues aux mesures prophylactiques prises par les gouvernements.

Mais, cette année, (quand ? se souvient-on du début de la « crise de la dette » ?), les bourses ont commencé à s’affoler, les taux à augmenter, les dettes publiques à s’imposer dans le débat, la Grèce à renâcler et tout à se mettre à accélérer, se dérégler : les agences de notation qui imposent leur vision, les marchés que personne ne comprend (les explications des spécialistes qui ne savent que dire et prédire et sont régulièrement démenties), les politiques qui disent que les marchés sont instables et peu fiables, les marchés qui « indiquent » qu’ils ne trouvent pas les politiques économiques assez coordonnées, assez précises, etc…

Ajoutons une dose de complot anglo-saxon et une perspective d’élections en France et en Allemagne, une campagne qui retrouve les accents des opposants au TCE, des responsables politiques qui donnent l’impression de ne plus savoir que faire, comment donner le bon signal, calmer le jeu, revenir à un mode normal de croissance…

Nous retrouverons un accord européen rapidement pour colmater la fuite urgente, nous aurons une perspective de mécanismes stables, la convergence vers une Europe moins dépensière se fera sous la menace… et un nouveau traité va être proposé, reléguant aux antiquités celui de Lisbonne, longtemps présenté comme une étape indispensable et incontournable, le même sort que celui de Nice avant lui.

Et l’Economie, les dettes publiques ? Certains disent qu’elles vont être notre boulet à traîner, à traiter durant une génération. D’autres soutiennent qu’il ne faut pas en faire l’alpha et l’oméga et qu’on peut « se débrouiller » avec les dettes publiques, via la « monétisation des dettes » (transférer nos passifs sur une entité ad hoc, FESF créé pour cela, qui n’a pas d’actifs, ou sur la BCE, qui sait prêter « sur sa bonne mine »), c’est-à-dire, éventuellement, payer en « monnaie de singe », via une inflation accrue, qui pénalise d’abord les créanciers et les rentiers, ou « faire un audit » pour séparer la dette légitime ou « illégitime » ( ??), voire le défaut de paiement …

Et les marchés, les agences de notation, continuent à faire la fine bouche, demandant plus de rigueur et en même temps plus de relance,  empêtrés dans les mêmes contradictions que les dirigeants politiques, demandant à la BCE d’intervenir, après en avoir critiqué le principe, réagissant sur les actions quand les notes concernent les obligations, avec la crainte d’un « effet Laffer » au niveau des nations : obtenir, in fine, un « mort guéri »…

La mission du futur Président, de son équipe est bien de nous donner la vision de cette sortie de crise. Personnellement je pense qu’elle doit passer par une véritable perspective, par exemple « La qualité de la vie, l’équité, et la responsabilité », et un grand principe de réalité : que ceux qui ont généré la dette, ceux qui ont vécu depuis 35 ans dans ce pays, qui ont créé cette dette par leurs dépenses publiques trop importantes ou leurs impôts moins élevés, qui ont, durant cette période, multiplié leur patrimoine privé, tous ceux là, avant ou au moment de leur décès remboursent leur part de dette publique par un prélèvement spécifique sur leur patrimoine privé.

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35 heures, 10 ans après

Posté par bifaceb le 3 décembre 2011

 

J’ai toujours été un fervent partisan des 35 heures, conquête sociale dans la lignée de la journée de 8 heures, des 40 heures, des congés payés, etc…

L’argument de la compétitivité rendue impossible par cette réforme a été tellement mis en avant à chaque réforme par le patronat, la droite, et tellement démenti par l’histoire qu’il me semblait plus théorique que réel. D’autant que les lois 35h, en permettant une assez grande flexibilité de l’organisation du travail, ont permis d’améliorer l’efficacité des heures travaillées.

Les salariés ont travaillé moins longuement, mais plus intensément, en étant payés au moins autant qu’auparavant. Avec d’ailleurs, certaines conséquences négatives sur les populations fragiles, ou à se situant la marge : jeunes, vieux, personnes mal formées, ou indolentes, ou éloignées des contraintes de l’emploi…

Et la droite, en augmentant largement le contingent d’heures supplémentaires, a permis aux salariés de revenir aux 39h, qui est d’ailleurs la durée moyenne effective du travail en France des emplois à temps plein, et la durée moyenne, en incluant les temps partiels, situe la France dans la moyenne de l’OCDE. De fait, ainsi, pour les ouvriers, salariés, les 35h se traduisent moins par une diminution du temps de travail que par une meilleure rémunération, une majoration des heures sup. qui se déclenche plus tôt.

Pour les cadres, les 35h se sont traduites par des journées de congés supplémentaires, pas toujours utilisées immédiatement du fait des contraintes de l’activité, mais alors payées plus tard ou épargnées en Compte Epargne Temps.

D’une certaine manière, tout est revenu « comme avant » et cette réforme majeure des années Jospin, cette tentative pour, au-delà de la lutte conjoncturelle contre le chômage, continuer la baisse historique de la durée du travail permise par les gains de productivité, cette volonté pour, cette fois, « changer la vie », permettre d’aller vers un chemin de moindre croissance, en associant les conditions de travail chères à la gauche historique, et la modération de la consommation recherchée par les écologistes, cette réforme a, de ce point de vue, échoué.

Pourquoi ? D’abord, nous sommes restés isolés, il n’y pas eu de mouvement européen, occidental, mondial vers cette réduction du temps de travail, isolés dans le temps aussi puisque la droite revenue vite au pouvoir n’ a pas permis à la gauche d’approfondir, de faire évoluer son projet.

Aussi car le moment était mal choisi : l’arrivée à la retraite des baby-boomers, la dette publique accumulée, le chômage encore trop haut, la concurrence internationale limitaient par trop les marges de manœuvre pour réussir cette réforme.

Il faudra y revenir, et mieux préparer….

Notre vision des 35 heures:

D’abord, Travailler moins, enfin, Vivre mieux !

Pour cela, vouloir, savoir Consommer autrement,

Dès maintenant, Respecter notre environnement,

Et Préserver le temps, Profiter de tous les instants.

35 heures: Qualité de la vie, Equité des destins.

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nucleaire et progres scientechnoprolifique

Posté par bifaceb le 2 décembre 2011

 

Ce qui est amusant dans le « débat », la querelle sur l’avenir du nucléaire civil en France c’est qu’il se déroule, en quelque sorte,  » à fronts renversés ».

En général, face aux menaces du réchauffement climatique, la pensée « industrielle, industrieuse », dit que le progrès technologique permettra de faire face aux défis environnementaux sans pour autant avoir besoin de changer radicalement notre mode de vie, en particulier que la croissance continuera, teinte en vert, que le réchauffement climatique aura une solution « technique », que la stabilisation, et encore moins, la décroissance, ne sont une option.

Appuyée sur l’analyse historique, la perspective est celle d’une science salvatrice qui évite la rupture.

Et, quand les écologistes disent, analoguement: décidons la fin du nucléaire, donnons des moyens à la recherche sur les énergies alternatives, de l’ énergie, il y en a à foison, sur nos têtes*, sous nos pieds, inventons des aujourd’hui les moyens de l’exploiter, curieusement, les thuriféraires de la science et de technique sont sceptiques, incrédules, pessimistes.

Curieux paradoxe,

ou logique de lobbies ?

 

nucleaire et progres scientechnoprolifique dans économie politique société démographie soleil-astre
*on peut trouver sur le net

Approximativement 0.7 trillions (700 millions de milliards) de KiloWatts heure atteignent la surface de la terre annuellement. Cette énergie est celle qui met en marche la « machinerie » de la Terre. Elle chauffe l’atmosphère, les océans et les continents, génère les vents, meut le cycle de l’eau, fait pousser les plantes, fournit les aliments aux animaux, et (durant une longue période de temps) produit même les combustibles fossiles.
S’y ajoute l’énergie amassée sous nos pieds dissipée via la surface terrestre, négligée ici, mais non négligeable en réalité.

La consommation « commerciale » d’énergie est de 85 000 milliards Kwh, en y ajoutant une autoconso du même ordre, l’énergie totale consommée par le monde représenterait à peu près 1/5.000 de l’énergie solaire que reçoit la surface de la terre chaque année.

bateau-soleil dans la politique au quotidien

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1995, si j’ai bien tout compris …

Posté par bifaceb le 1 décembre 2011

Si j’ai bien tout compris,

les comptes de campagne d’Edouard Balladur étaient largement maquillés,

ils ont été validés, pour éviter que ceux de Jacques Chirac,

qui étaient un peu moins arrangés, soient invalidés…

Donc, de fait, si ces deux candidats étaient « sortis »,

c’est Jospin qui a gagné en 1995, faute de l’avoir réussi en 2002.

Et c’est Roland Dumas, ami de François Mitterrand,

encore, à ce moment particulier, vivant,

qui ne lui a pas permis d’accéder à l’Elysée.

Jusqu’où va la vengeance…

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Emprunt

Posté par bifaceb le 1 décembre 2011

Les Français répondent qu’ils ne souscriraient pas à un emprunt d’Etat. Pourtant ils le font tous les jours, via l’Assurance vie, leur mode d’épargne préféré, le livret A dont la collecte a battu des records, et d’autres placements auxquels ils demandent surtout d’avoir une « garantie publique ».

J’ai surtout l’impression que lorsqu’on leur parle « placement », ils entendent « prélèvement » et sont dont réticents, ce qui se comprend. Et pourtant, même en actions, ils préfèrent la veuve de Carpentras, qui demande un complément à sa retraite de réversion, au retraité du Wisconsin, qui veut du rendement à tout prix, et le développement de l’épargne labellisée « sociale et solidaire »  montre que nos concitoyens, dans leur actes d’épargne, sont moins voraces que certaines de leurs élites.

Il est vrai qu’à force d’entendre les bonimenteurs et spéculateurs en tout genre venir vous voir pour vous     dire: vendez vos actifs, endettez  vous, placez le tout chez moi et vous aurez des rendements à deux    chiffres, certains se laissent griser et duper (eh, enrico !)

mais pour y être ruiné, il faut avoir allié avidité et naïveté, cupidité et stupidité.

Les emprunts d’Etat, des entreprises publiques des années 80, 90 marchaient bien en France, cela vient de fonctionner en Belgique, l’Italie aussi, et moi, personnellement, je prête tous les jours à celui qui paye des  annuités de 37 % de ses recettes (service de la dette : 150 mds € dont 40 Mds € d’intérêts, pour un budget de l’Etat de 400 Mds  € de recettes), qui a un actif net positif de 25% de sa dette totale, en ne demandant à mon Trésor que le taux d’intérêt qui me protège de l’inflation et me rémunère modestement, à hauteur de la croissance anticipée.

Je ne veux pas que mon établissement financier joue mon épargne sur des marchés dérivés, risqués, spéculatifs, punitifs pour les peuples,

cf. http://bifaceb.unblog.fr/2011/09/24/not-with-my-money/.

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