Non aux parlemenmaires!

Posté par bifaceb le 3 septembre 2012

 

Cinq raisons contre le cumul des mandats, en particulier entre maire et parlementaire 


- Il ajoute au conflit d’intérêt (les intérêts des collectivités locales, des villes ne sont pas automatiquement identiques aux intérêts de l’Etat central, ce qui le rend mal placé pour arbitrer entre les deux), un soupçon de délit d’initié et de trafic d’influence :
des informations non publiques obtenues à l’assemblée : travaux préparatoires, auditions,… seraient utilisables pour son action locale,
ce dont il a parfois l’impudence, ou l’imprudence, de se vanter…

- Le conflit d’emploi du temps est patent : un maire doit être présent très souvent dans sa commune, en particulier lors d’un incident, d’un accident, ce qui est globalement incompatible avec la présence à Paris pour le travail parlementaire du mardi au vendredi

- occupant, cumulant plusieurs postes, il ne favorise pas le renouvellement des générations, des personnalités, l’émergence d’idées nouvelles, de contre-pouvoir et se constituent ainsi des « fiefs » ou un « baron » local fait et défait les carrières politiques, voire administratives. Chacun pourra trouver des exemples de telles pratiques dans le paysage politique.

- même si le total des rémunérations est « écrêté », le complément reste à la disposition du cumulard qui peut le verser à une personne qui l’assiste, un parti, etc… lui donnant ainsi de nouveaux moyens financiers, des possibilités de s’entourer d’obligés, s’ajoutant à la liste déjà correcte : réserve parlementaire, indemnité parlementaire de frais, enveloppe parlementaire « collaborateurs »…

-enfin, mêlant tous ces aspects, ce cumul crée une grande confusion : le citoyen qui rend visite au maire dans son bureau à la mairie est en même temps dans la permanence électorale clandestine du député, du sénateur, et ne cherche pas à démêler les responsabilités. D’ailleurs, souvent, même si le maire parlementaire n’est pas, de par la loi, conseiller général ou régional, le citoyen fera la confusion et lui demandera d’intervenir sur tous ces niveaux. Il veut s’adresser « au politique », au puissant, à celui qui a le bras long, plus qu’à une responsabilité élective, politique. C’est aussi ce népotisme soft institutionnalisé qui est en jeu derrière ce cumul.

Vivement que chacun joue son rôle, sans prendre celui du voisin :

les assistantes sociales et les médiateurs

comme les maires et les parlementaires !

 

Non aux parlemenmaires! dans économie politique société démographie

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