travail dimanche, de nuit

Posté par bifaceb le 12 novembre 2013

 

Les questions du travail en soirée, en nuit, et du Dimanche se posent, au niveau sociétal, collectif,
et au niveau personnel dans l’arbitrage, l’équilibre vie privée, vie perso.

Les horaires ont, bien sûr, des conséquences professionnelles mais aussi des incidences sur la vie sociale, familiale, et, bien sûr, la santé.

Je ne suis aucunement un spécialiste santé des horaires de travail mais, avec un peu de curiosité, beaucoup d’internet, des années d’expérience en tant que DRH, j’essaye de me faire une opinion.

 Travail du dimanche et travail de nuit sont deux points bien différents.

  • Pour le dimanche, pas de problème de santé répertorié,
    les chronobiologistes auraient même tendance à dire qu’il faut garder un rythme assez constant durant la semaine,
    d’où la semaine sur 5, voire 6 jours en primaire,
    par contre l’aspect social, religieux, familial est crucial : travailler le dimanche coupe de l’environnement traditionnel
    façonné par notre société: repas familiaux, réunions entre amis, activités sociales, sportives, culturelles.
    Le dimanche est aussi un jour de repos « banal » qui peut être banalisé dans la semaine.
    Le dimanche est une source de revenus complémentaires, et, en favorisant les outsiders :
    ceux qui ont des horaires, des besoins décalés.

Comment concilier ces impératifs ? Une ouverture limitée semble la meilleure solution, avec un différentiel suffisant pour les    salariés (+50% ?) : ouverture des commerces le dimanche, pour ceux qui le souhaitent avec par exemple 6 heures au maximum par dimanche (mis en oeuvre en GB), ou un dimanche sur 2, ou une journée complète pour certaines professions très spécifiques (boulangeries, biens et services culturels). Le tester, l’évaluer sur une zone déterminée avant de le généraliser.

  • Travail de soirée et de nuit. Pour moi, le travail de soirée n’a lui aussi qu’un enjeu sociétal:
    entre 21h et minuit, les employés sont au travail comme ils seraient à leur domicile.
    Par contre , travailler en soirée 5 jours sur 7  est extrêmement pénalisant pour la vie sociale et familiale.
    Là aussi, les vacations de soirée doivent reposer sur le volontariat , une augmentation de la rémunération
    ( +30% ?) et, sauf exceptions, permettre de préserver certaines soirées pour la vie familiale ( 4 jours sur 7 maxi ?).

Pour le travail de nuit, entre minuit et six heures, l’incidence sur la santé doit être évaluée avec précision en même temps que le rythme,
et les organisations ne devraient pas autoriser une durée trop longue « en nuit », pas plus de dix ou quinze ans,
afin de ménager les organismes. dans le cadre d’une civilisation plus sobre, durable, le travail de nuit, qui consomme plus de ressources énergétiques ne devrait-il pas diminuer, quitte à ce que, comme nos aïeux, nous vivions un peu plus avec le soleil comme compagnon, un peu moins dans la précipitation : préserver quelques heures dans la nuit pour le repos de nos villes et nos vies, un défi pour demain ?

 

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