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pauvre martin, misère

Posté par bifaceb le 7 janvier 2014

 

Ai lu durant ces vacances le livre de Martin Hirsch :

« cela devient/revient cher d’être pauvre ».

 

Une démarche intéressante, un propos intelligent sur la pauvreté, les pénalités et ses à-côtés et une réflexion sur les moyens de la combattre dans nos sociétés « riches ».

 

Je ne suis pas d’accord sur tout : il n’y a pas de travail sur les causes primaires de la pauvreté, sur la définition de celle-ci et les exemples choisis pour montrer que les prix sont plus élevés pour les plus pauvres sont partiels et donc un peu partiaux, plusieurs chapitres mériteraient une analyse plus fine sur les couts et les prix de marché *.

Enfin, et surtout, le mécanisme proposé : adapter les prix d’un certain nombre de biens en fonction des revenus, de la pauvreté, me semble inadapté.

Il est déjà plus ou moins (bien) appliqué sur certains biens : logement, soins, énergie domestique et risquerait d’être complexe : pour payer il faudrait montrer sa carte avec son « coefficient solidaire » calculé par le fisc remis à jour régulièrement…***

Et j’ai une vraie crainte que ce système n’introduise des circuits de revente parallèles : on voir déjà des HLM occupés par des gens qui n’y ont plus droit, prêtés (loués ?) aux enfants, aux amis, etc.  Si les achats d’électroménager, les courses du quotidien sont moins chers pour les uns que pour les autres, les sites de revente ont un bel avenir !

 

* sur la téléphonie, par exemple, la tarification « du temps du monopole », en faisant «  subventionner » les abonnements par le trafic payant avantageait les petits consommateurs (les pauvres et les résidences secondaires) par rapport aux gros consommateurs (entreprises et couches aisées). La déréglementation a fait se rapprocher prix et coûts : les abonnements ont couté plus cher, les communications moins. Le modèle économique totalement lié aux structures de cout serait : un droit d’entrée fort (on achète un part de l’investissement fait depuis des décennies sur le réseau) **, un abonnement annuel faible, couvrant les coûts d’entretien et d’accroissement de capacité, un cout lié au trafic minime, juste destiné à dissuader une utilisation excessive. Cela ne fonctionne pas : un cout d’entrée élevé est anti commercial (d’autant qu’il faut lui ajouter le prix du téléphone), un prix à la minute trop bas incite à des reventes locales de minute qui sont incompatibles avec un équilibre économique basé sur les paramètres d’un usage privé.

** pourquoi payer à nouveau le réseau déployé, qui l’a déjà été, écrit-on parfois, par les investissements publics et les clients passé de France Télécom ? C’est vrai, le réseau a été déjà financé par l’Etat et les abonnés du fixe. Mais quand, en 1998, l’ Etat a cédé (privatisé) France Télécom, il s’est comporté en bon capitaliste et a vendu les actifs de l’Entreprise, dans un schéma différent, mais proche dans la logique des privatisations des autoroutes, et pour le même objectif : remplir les caisses.

 

*** Un petit paradoxe aussi : MH nous parle du RSA en nous disant qu’il a été fait pour que l’augmentation de rémunération ne pénalise pas celui qui reprend un emploi (il propose que le prélèvement maximal soit, comme pour les impôts et le bouclier fiscal, de 80 %, ce qui semble sensé), que sa vie soit ainsi plus facile, en nous disant en même temps qu’il aura de toute façon un « effet prix » intéressant en augmentant sa rémunération. En ce sens, l’augmentation de rémunération a toujours un aspect bénéfique.

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pas de tour aux alentours

Posté par bifaceb le 7 janvier 2014

 

Depuis des siècles, avec ses châteaux, ses cathédrales, l’Homme a construit des ouvrages de grande dimension, visibles, ayant une fonction propre:
défense, confort, culte, art, en manifestant une richesse destinée à impressionner le passant.

Depuis un siècle les municipalités, les bâtisseurs, veulent faire haut et mince, veulent construire des modernes dolmens : Tour Eiffel, puis  Flat Iron Building, and then Empire State Building, ou, plus modestement, Tour Perret à Amiens, ces réalisations érectives  de la première moitié du siècle ont cédé la place à des tours plus hautes, conçues comme des monuments à la gloire de leurs commanditaires, rivalisant de hauteur et parfois d’imagination.

Les maires sont parfois bien imprudents et court termistes, médiatiques dans leur vision urbanistique, leurs projets basés sur des architectures trop voyantes pour être élégantes, encore moins durables.

par ailleurs, parfois, rarement, le laid d’hier, l’original devient beau aujourd’hui :

la tour Eiffel en est un bel exemple !

Mais je n’arrive pas, à Paris,  à m’habituer à la tour Zamansky surplombant Jussieu, même refaite récemment, à l’horrible bâtiment haut du boulevard Morland de la préfecture/mairie de paris (où sont situés, paraît-il, les locaux du service d’urbanisme de la mairie de paris, ce qui leur permet une belle vue sur le chevet de Notre Dame, sans percevoir leur propre tache), ni même la tour Montparnasse , sobre, mais disproportionnée.

c’est pourquoi quand j’entends Anne Hidalgo mettre dans son programme une immense tour triangle Porte de Versailles, sans aucun logement, je dis « halte », tout comme les tours projetées par André Santini à Issy ou par son rival de l’autre rive Baguet, pour l’île Seguin.

modérons la consommation de béton !

Il n’est pas sain que ce soit la candidate de la gauche qui apparaisse plus dans la main des promoteurs que sa rivale UMP !!

 

 

flat iron new-york_                  tour-perret-amiens

 

Des_tours_049 Des_tours_013

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