Allocs rabotées

Posté par bifaceb le 17 octobre 2014

 

Le gouvernement a finalement décidé de passer un coup de rabot sur les allocations familiales, en les diminuant de 50%, voire de 75 % pour les familles gagnant plus de 6000 ou  8000 euros par mois.

Ce sont certainement des familles qui, en effet, peuvent se passer de quelques dizaines d’euros mensuels d’allocations (mais d’ailleurs, elles pourraient aussi se passer des quelques dizaines d’euros d’allocs qui leur restent), et même celles de 4000 € de revenus mensuels pourraient, etc… cet argument n’est guère convaincant.

Et, quatre raisons me font critiquer cette mesure :

- les allocations sont basées sur des cotisations proportionnelles aux salaires, les plus hauts revenus cotisent déjà plus qu’ils ne reçoivent, la redistribution est déjà en œuvre.

- les familles aisées ont déjà bien été mises à contribution depuis 2012 :
abaissements successifs du quotient familial, diminution des plafonds pour les aides à la garde d’enfants , fiscalisation de la majoration de retraite pour trois enfants, suppression de l’abattement « enfants » de l’ISF,…

- la prise en compte des revenus familiaux va inciter les couples à faire deux déclarations en cachant leur situation matrimoniale réelle, c’est peut-être un objectif caché du gouvernement, puisqu’il figure dans les recommandations d’un certain nombre de tenants de la réforme fiscale et qu’il est une des conditions de la « fusion » Impôt sur le Revenu-CSG, mais c’est une stratégie lourde de conséquences avec in fine une diminution des recettes fiscales liées à une moindre progressivité effective.
Sans compter la complexité de tout mécanisme de plafonnement basé en général sur les revenus fiscaux de l’année N-2,
et donc à modifier en fonction des évènements de la vie, avec des trop perçus, des régularisations,…
un bon coup de canif dans le « choc de simplification ».

- l’instrument normal de redistribution des revenus en France est l’impôt sur le revenu: fiscalisons les allocations familiales, comme le reste des revenus, les contribuables aisés avec famille ne seront pas satisfaits, mais cela aura le mérite de l’équité et de la simplicité.

 

Et profitons en, peut-être, pour revoir ces allocs qui démarrent au deuxième enfant,
mais ne prévoient pas de maximum, pour les lier
aux soins portés aux enfants, à la scolarité effective.

Nous pourrions aussi revoir le quotient familial et les « double demi-parts » au-delà du troisième enfant,
issus d’une politique nataliste. Je serais personnellement pour supprimer progressivement ces doublements, fixer un nombre maxi d’enfants aidés, par les allocs ou le QF : 5, 6 ? Avec l’idée que, au-delà, l’enfant est aujourd’hui un choix du couple, de la personne, dont je ne suis pas certain que la société doive l’encourager financièrement.

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