dette, grèce, brèche ?

Posté par bifaceb le 4 février 2015

 

 Comment va être gérée au niveau européen la question du changement de politique économique annoncé en Grèce ?

Quelques points qui me semblent importants :

  • les grecs disent vouloir sortir de remboursements confiscatoires et de l’austérité,
    les gouvernements créanciers affirment ne rien vouloir lâcher
    il y a entre les deux un sacré fossé, il faut discuter !
  • la dette grecque  atteint 175% du PIB du pays, peut-elle être remboursée ?
    j’ai essayé de trouver des exemples de pays en excédent budgétaire pour voir à quel % du PIB il avait pu se monter,
    avec une vision historique et mondiale.
    pas trouvé. ou j’ai mal cherché, ou les journalistes éco font mal leur boulot.
    j’ai trouvé la Suisse, L’Allemagne, la France en 1960 (!) en excédent budgétaire d’environ 1%
    pendant des périodes de temps extrêmement limitées.
    même si cet excédent comprend le paiement d’intérêt de la dette  (que j’évalue à 2% du PIB maxi)
    j’aboutis à une capacité d’excédent budgétaire primaire (net des intérêts), de 3%.
    j’imagine mal, on imagine mal, personne n’imagine la Grèce remboursant pendant plus de cinquante ans
    un montant de 3% du PIB pour solder  progressivement sa dette.
    celle ci ne sera donc jamais intégralement remboursée, mais à un moment simplement, en partie abandonnée.
    quand ? quand l’économie grecque aura redécollé, que les européens seront plus coopératifs,
    qu’ils auront moins l’impression de se faire berner, qu’il y aura une opportunité….

 

  • la proposition des grecs d’indexer le remboursement sur la croissance est intéressante, logique,
    car elle lie le remboursement à la capacité à le faire, et à son acceptabilité
    (et historique, l’Allemagne a bénéficié de telles clauses lors de la remise partielle de dette de 1953).
    un tiers de la croissance pour les créanciers en remboursement, deux tiers pour les grecs : raisonnable ?
    une proposition complémentaire serait de baisser encore les taux d’intérêt de la dette grecque,
    à 2%, ils représentent encore 3,5% du PIB, ce qui n’est guère supportable.
    à 0,2 %,taux auquel les banques ont accès,  avec 0,35% du PIB, cela semble acceptable,
    et on ne touche pas au nominatif de la dette, pour éviter tout effet de brèche dans la forteresse des dus…

 

  • quelles conditions pour qu’un tel accord puisse être trouvé ?
    de la volonté, de la bonne volonté de chaque côté…
    Les créanciers ont intérêt, pour percevoir leurs intérêts, et pour éviter les effets domino d’une faillite
    à ne pas étrangler le pays, d’autant qu’il a aujourd’hui, semble t il un solde primaire positif:
    il paye plus à l’extérieur ( y compris les intérêts) qu’il n’emprunte, il est peut-être devenu une ressource !

    Mais sans doute faut-il que le gouvernement grec fasse preuve de prudence dans sa politique de relance
    et n’ouvre pas trop fort les vannes de la dépense publique qui augmentent une dette qui ne sera jamais payée !

    Les prêteurs y seront sensibles, même s’ils comprennent qu’un peu de relance est politiquement nécessaire :
    il y a eu des engagements électoraux, et ce serait psychologiquement utile, car cela donne confiance, un  élément de la croissance,
    et économiquement justifiable dans le cadre d’un keynésianisme assumé et maîtrisé.

 

 

 

 

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