macronneries

Posté par bifaceb le 22 février 2015

Comme la plupart d’entre nous, je n’ai pas lu toute la loi Macron, mélange de mesures scories de la commission Attali, des tiroirs de Bercy, et d’initiatives de Montebourg.
Un catalogue de micro économie, pourquoi pas ?
Il y a deux mesures emblématiques qui me semblent vraiment loin de mes valeurs de progrès.
D’abord le transport par bus, la libéralisation du secteur du transport intervilles en car. On annonce dix mille emplois à créer.
J’y vois pour ma part plusieurs inconvénients.
- D’abord l’aspect écologique et environnemental.
Il paraît que les « nouveaux autocars » ne polluent plus, sont sobres, sans particules, etc…
Je demande à voir tant l’expérience me montre que, pour convaincre, on s’accommode parfois d’un bon biais avec la réalité.
et, malgré tout, on reste dans l’accroissement de la consommation d’énergies fossiles !
en tout cas, cela signifie plus de bus sur les autoroutes, les routes, dans les villes, …où seront les gares routières ? quand on voit celle de la porte de Bagnolet, à Paris, on peut être inquiet. Et il faudra investir pour les construire…
- Dix mille emplois, mais où va-t-on trouver ces chauffeurs ? Le métier de conducteur de poids lourd peinait déjà à recruter en France et le transport en commun de personnes exige un mode de vie, une hygiène de vie, qui peuvent en dissuader plus d’un. Faudra t il parler français pour être chauffeur d’un bus de transport de passagers ?
-Ces autocars paieront-ils via les taxes à l’essieu ou la TIPP, les taxes municipales, leur contribution à l’investissement et l’amortissement du réseau routier qu’ils utiliseront ? Quand on voit les difficultés à imposer une taxe sur les transports de marchandise…
- Là où les infrastructures ferroviaires existent, sont opérationnelles, ne peut-on vraiment pas faire circuler des trains « low cost», avec un niveau de confort aligné sur celui des bus, développer les  » ouigo »,
- Le covoiturage se développe : mieux exploiter les flux circulant faiblement remplis sur le territoire, en faire une activité économique « normale », en matière de fiscalité et d’impôts, développer plusieurs offres de covoiturage, voilà qui me semble plus porteur qu’ajouter des bus sur nos routes et dans nos villes.
Mais évidemment, ces deux solutions : plus de train et de covoiturage ne correspondent pas au schéma conceptuel traditionnel : il faut des compagnies capitalistes sur ce marché du transport, et non des entreprises publiques, ou de l’économie du partage.

Ensuite le travail le dimanche.
- Là aussi impact écologique négatif : plus d’énergie consommée, sans compter la « marchandisation » de notre semaine entière…
- Mais aussi contrainte pour les salariés, dont je n’ai toujours pas compris qui serait compensé et combien, s’il y avait une limite de la durée de travail le dimanche…
- Le passage de 5 à 12 dimanche serait anodin, je pense au contraire qu’il est significatif : les 5 dimanche étaient tournés autour des fêtes de fin d’année, les 12, le nombre est clair, occupe toute l’année et sera demain 24, et plus à chaque occasion : le MEDEF le demandera, et un gouvernement suivant y accédera, se basant sur le fait que 12 est arbitraire, etc…
- On nous l’a peu dit : les pays voisins, comme l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Italie et l’Espagne ont des législations plus contraignantes sur le dimanche…

Conservons au mieux notre vie sociale du dimanche, cultuelle ou culturelle, limitons ce jour là les horaires de travail, tous secteurs confondus, laissons nous la place de vivre !

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