police et justice

Posté par bifaceb le 23 mars 2015

 

Dans le cadre du procès des deux policiers lors du drame de Clichy sous Bois, je lis, en parlant d’un des deux inculpés:
« à 17 h 36, il a adressé au commissariat les messages radio suivants : “ les deux jeunes gens sont localisés et sont en train d’enjamber pour aller sur le site EDF “ puis “ je pense qu’ils sont en train de s’introduire sur le site EDF, faudrait ramener du monde qu’on puisse cerner un peu le quartier, ils vont bien ressortir “ puis “ en même temps s’ils rentrent sur le site, je ne donne pas cher de leur peau ».
Je trouve que ces propos méritent bien un procès.
J’ai l’impression que l’idée de les sauver, par exemple en leur criant qu’ ils sont dans un endroit dangereux, ne lui est pas venue à l’esprit, qu’il  valait mieux planquer et se planquer, car l’envie de les boucler, en cernant le quartier, était la préoccupation majeure.
Rappelons qu’il est établi que ces gamins n’avaient rien à se reprocher, étaient inconnus des services de police,
et que « vol » sur un chantier à l’origine du coup de fil qui a déclenché la venue de policiers n’a jamais eu lieu.

 

On voit dans cette affaire les « postures » qui s’enchaînent vers le drame, la mort sans intention  le la donner…

Dans un quartier « difficile », une dizaine de gamins désœuvrés durant les vacances de Toussaint jouent près d’un chantier.

Un gardien, un voisin, trouve cela suspect et craint (à tort) un vol, il appelle la police.

Celle ci arrive en force, les gamins se dispersent, fuient les « keufs », réflexe de cité sensible, un parvient à rentrer chez lui, six sont arrêtés, trois  (15 à 17 ans) franchissent la clôture d’un transfo EDF: l’aventure, le risque, la fierté d’échapper à la police plutôt que se faire arrêter.
Et le policier qui voit, commente, ne fait rien pour les éloigner du danger, mais veut cerner le quartier pour les attraper.
Vous, moi, aurions, je pense, cherché à les mettre en garde sur le danger, essayé de leur crier de d’éloigner,  c’est notre devoir d’humanité,
d’assistance à personne en danger. Les policiers, pour qui cette vigilance est en principe renforcée, ne l’ont pas fait !

Et le drame, quand ils passent dans la « réactance » du transfo: deux morts, un gravement brûlé.

Dès la tragédie connue, des policiers inquiets pour leur sécurité plus qu’émus par le drame,
à tel point que leur chef les tance sur la teneur des échanges radio.*

Dans la foulée, les émeutes de 2015 éclatent.

Les « postures » continuent:

Le président de l’époque, NS a des propos maladroits dédouanant la police.

Les avocats de gauche font ouvrir un procédure, demandent un procès …

Police et procureurs collaborent pour ne pas renvoyer cette affaire en procès,
mais la détermination des proches des victimes, de leurs avocats, des juges d’instruction,
permet la tenue du procès, presque dix ans après les faits, à Rennes.

Et, de la même manière le ministère public demande la relaxe des prévenus,
comme les blogueurs du Figaro soutiennent « la police », sans s’intéresser ni aux faits, ni aux victimes,

et moi, je prends position sur mon blog :

J’espère que le jugement, en mai, condamnera le policier auteur des propos ci-dessus
à une peine réelle, plus que symbolique, à ne plus exercer son métier durant plusieurs années,
car, aujourd’hui, il n’a même pas été suspendu !

J’ai en tête de multiples exemples ou des « bavures » policières n’ont pas été sanctionnées
car la personnalité des victimes, la nervosité des policiers a suffi à les disculper.

En tant que citoyen, je pense que la loi s’applique à tous, magistrats et policiers compris, ….

* Retour à la bande-son. Vers 18h56, M. G, qui circule à proximité de la centrale en allant faire, sur ordres, une vérification domiciliaire sans rapport avec le dossier, aperçoit des pompiers qui courent en tous sens. Il informe sa base: «Des enfants auraient été électrocutés sur le site EDF. Euh, ça correspond à l’affaire de tout à l’heure.» L’affaire, c’est la poursuite d’une dizaine de gamins du quartier revenant d’un match de foot pour cette histoire de chantier fracturé, l’interpellation de six d’entre eux seulement.

À la SIC, on demande des précisions, que fournit le fonctionnaire. C’est à cet instant que des jeunes, proches ou amis des victimes, alertés par Muhittin et qui ont appelé les pompiers, commencent à donner libre cours à leur colère, aux portes de la centrale. M. G paraît préoccupé par le maintien de l’ordre, mais la SIC laisse percer son agacement: elle exige de savoir s’il y a des victimes, et combien: les échaufourées, «c’est pas la priorité, ça fait 30 minutes que vous êtes sur place et nous n’avons pas d’informations là-dessus. Ce qui nous intéresse, c’est les victimes!».

La réponse ne tombe qu’à 19h41, une fois que les pompiers auront pu pénétrer dans l’installation neutralisée par EDF: «Il y a bien deux corps à l’intérieur.»

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médias : in-différence

Posté par bifaceb le 10 mars 2015

 

Cela, vous en avez entendu parler, reparler, hommages et commentaires,

sportifs, journalistes, politiques nous ont parlé de deuil et de tragédie.

Passons sur le silence pour les cinq accompagnateurs, les deux pilotes, qui intéressent peu !

Il vaut mieux être People que peu de choses.

 

Crash en Argentine : immense émotion en France après la mort d’Arthaud, Muffat et Vastine

 

médias : in-différence  dans économie politique société démographie 20150310PHOWWW00377

La navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine figurent parmi les victimes du crash d’hélicoptères intervenu hier soir. Ils participaient au tournage de Dropped, l’émission de téléréalité de TF1. Une enquête a été ouverte en France.

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Mais ceci, en  avez vous entendu parler ? cela s’est passé la même nuit,

et il s’agit bien aussi de deuil et de tragédie.

Il vaut mieux être People que peuple.

Quatre enfants et leur mère meurent dans un incendie
dans le Nord

Les pompiers luttent contre l'incendie d'une maison le 10 mars 2015 à Saint-Jans-Cappel dans le Nord
Quatre enfants et leur mère sont morts mardi à Saint-Jans-Cappel (Nord) dans l’incendie de leur maison qui s’est déclaré dans la nuit,
tandis que le père a été hospitalisé avec une blessure à la jambe, ont annoncé les gendarmes.

« La maman et les quatre enfants sont décédés dans l’incendie, qui s’est déclaré un peu après 01H00″, a indiqué la gendarmerie, selon laquelle l’origine du sinistre demeure indéterminée.

L’alerte avait été donnée par le père qui, selon la préfecture du Nord, s’était « jeté depuis le premier étage » pour échapper au feu.
L’homme est sévèrement blessé à la jambe, a précisé la gendarmerie nationale.*

Selon celle-ci, les corps des quatre enfants – un garçon né en 2002, une fille née en 2005 et des jumeaux nés en 2006 – et de leur mère,
née en 1977, ont été retrouvés par les sapeurs-pompiers, qui ont indiqué avoir éteint l’incendie vers 03H30.

 *Cela fera gamberger ceux qui ont récemment vu « Snow Therapy »

 

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cash capitalisme

Posté par bifaceb le 4 mars 2015

Intéressant numéro * de Cash Investigation hier soir sur la 2

sur les actionnaires, leur pouvoir, leurs dividendes, et les conséquences.

A montrer à ceux qui ne croient pas à la lutte des classes.

J’avais parlé ici http://bifaceb.unblog.fr/2014/03/05/henin-beaumont-et-florange
il y a exactement un an, des Samsonite et de leur procès à Boston, perdu depuis,

mais les reportages sur Pages Jaunes et surtout Sanofi étaient aussi tout à fait intéressants.

Montés pour la télé, un peu polémiques, une doigt politiques, pas assez pédagogiques et contradictoires,
ils auraient mérité un debriefing-débat en deuxième partie de soirée pour aller plus loin.

Quelques observations:

- les dividendes ne sont pas tout, l’actionnaire voit aussi le cours de bourse,
qui peut varier en sens inverse, et relève, lui, d’une stratégie de long terme.
par ailleurs, les dividendes ne rémunèrent pas essentiellement le risque, mais les fonds propres.il faut les rapporter aux fonds à rémunérer, non au CA ou aux bénéfices.

- le ministre Macron est égal à lui-même : il parle facilement, répond sur un dossier
avec le courage d’affronter les questions de la journaliste, même si ses réponses me semblent insuffisantes**
elles paraissent avoir eu une certaine portée dans le cas Sanofi (piloté initialement par « mon prédécesseur »(Montebourg ))

.- les hommes et femmes acteurs opérationnels des fonds de pension et autres dirigeants sont aux abonnés absents,
ne veulent en aucun cas rendre de compte à l’opinion, au grand public, sur leurs actions. Leurs actions sont pour leurs actionnaires.

- l’enseignante canadienne retraitée qui se rend compte de ce que son fond de pension a fait en son nom en est (semble) choquée,
les cadres du fond en ont un vague souvenir. Nous devons, en tant que citoyen, contrôler ce qui est fait de notre argent, de nos économies.
Un des premiers articles de ce blog s’intitulait  » Not with my money » ***, sur le modèle du « Not in my name ».
Plus que jamais d’actualité !

 

*pourquoi ce terme, pour des émissions récurrentes non numérotées ?

** et une belle faute de français, as usual

*** http://bifaceb.unblog.fr/2011/09/24/not-with-my-money/

 

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