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à travail égal….

Posté par bifaceb le 19 août 2015

 

Un principe magnifique et fondamentalement juste :

 » à travail égal, salaire égal »

mais, dans les faits, réellement  inapplicable.

Définir ce qu’est le salaire, avec ou sans son cortège d’avantages adjacents et de charges systématiques,
de monnaies sonnantes et trébuchantes et de droits pour aujourd’hui et demain, n’est déjà pas facile,

mais, chercher à comprendre ce qui est derrière cette notion de travail « égal », relève de l’impossible.

l’application du principe
a travail égal, salaire égal,
est largement contredite par les faits:
statuts différents et avancement à l’ancienneté en particulier.

Dans une vision planétaire, d’abord, et très concrètement,

le travail dans un pays d’Afrique, d’Amérique latine, dans le sud de l’Asie,
n’est certainement pas payé comme le même travail comparable dans son contenu, effectué en Europe, Amérique du Nord, Japon…

mais, dans un cercle plus restreint, à l’intérieur de nos frontières,

la rémunération d’une fonction dépend du statut (la convention collective, l’accord d’entreprise, la formation initiale) et de l’ancienneté.

L’avancement à l’ancienneté, bien ancré dans notre cadre de référence de management et de gestion RH,
basé sur une idée un peu théorique et optimiste d’une productivité qui s’améliore avec l’expérience,
fait dépendre la rémunération de l’historique professionnel de chaque salarié comme de la fonction tenue.

Sans compter les différentes mesures visant à déconnecter la rému du travail, via des indemnisations :
paiement des absences pour maladie, maternité,…

Un exemple historique et toujours en place de la déconnection de la rému et du travail fourni est celui des statuts d’enseignant :

un agrégé qui enseigne en lycée, collège est mieux payé pour moins d’heures effectuées qu’un certifié, pour le même travail réalisé !

Sur le plan thèorique, ce n’est pas plus simple:
Marx, qui voulait viser le principe  » à chacun selon ses besoins » est bien loin de ce principe de rémunération,
les libéraux, avec un échange libre et contractuel, ne voient aucun avantage à assurer cette homogénéité,

seule une société social démocrate, régulée, peut viser sa mise en œuvre, mais en créant tant d’exceptions au principe de base
qu’il en devient difficilement interprétable voire  indécelable.

 

 

 

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des bateaux et des hommes

Posté par bifaceb le 29 juillet 2015

 

Entendu il y a quelques semaines cette réflexion sur une radio :
ces hommes et femmes noirs entassé sur des bateaux ne nous font-ils pas penser à la traite négrière, il y a trois siècles ?

L’image peut être frappante, le rapprochement tentant,
mais les différences sont bien plus importantes.

- Il y a trois ou quatre siècles, les bateaux étaient remplis de prisonniers,
enlevés dans leur pays d’origine,
maltraités,  traités pour ce qu’ils avaient vocation à être, de la force de travail monnayable,
le bateau étant organisé par ses propriétaires pour la survie des esclaves, fut-ce dans des conditions inimaginables de dureté.

-Aujourd’hui les passeurs, qui ont encaissé avant le départ, se soucient peu du bateau et de sa cargaison, des décès et du point d’arrivée,
souvent ils ont évité de conduire ces esquifs et attendent déjà les clients suivants.

Et, à l’arrivée, les sorts des deux populations débarquées n’ont rien à voir :

- esclavage pour les uns, quasiment aucun droit
(même si des « codes noirs » ont  tenté de limiter les excès),
et des devoirs : produire et se reproduire,  obéir et subir.

- des droits restreints, mais cruciaux pour les migrants arrivant sans visa en Europe :
protection juridique, soins médicaux, sans compter le soutien politique et médiatique.

On peut d’ailleurs noter qu’il y a deux siècles, des gens débarquant ainsi sur une côte suite à un naufrage, une erreur de navigation,
étaient bien souvent, en Méditerranée et ailleurs, volés et pillés, réduits en esclavage dans l’attente d’une rançon ou d’une revente.
Leur sort était alors extrêmement dur, et ils constituaient une richesse inattendue pour les habitants locaux, côtiers.

Ainsi, en deux siècles, notre civilisation est devenue plus humaine,
et le droit a concrétisé ces évolutions:

aujourd’hui un migrant, un homme ou une femme,
fut-il sans papiers et sans rien, sans bien,

n’est plus une « prise de guerre » ou « prise de mer »,
corvéable à merci, mais un humain qui a des droits,

et qu’il faut traiter avec dignité.

Evolution positive,
mais qui conduit beaucoup des accueillants à se méfier des arrivants,

à  plus les considérer à court terme comme une charge que comme une aide
même si, nous le savons, à terme, leur vocation est d’être notre pair, une richesse.

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référendum en GB : histoire vs géographie

Posté par bifaceb le 29 juillet 2015

 

 Tel que je  comprends cet article, un pakistanais, un australien résidant à Londres pourront voter,
un français y travaillant, non !

C’est faire bon marché de la géographie et des liens qu’elle tisse,
c’est privilégier une vision historique du Royaume Uni,

du temps où il empirait sur la planète entière !

 

Citoyens européens exclus

Le seul référendum sur la question de l’appartenance du pays à l’UE remonte à 40 ans, à une époque où le bloc européen était un marché commun plus qu’un objectif politique. David Cameron s’est engagé à organiser le nouveau scrutin d’ici à fin 2017, mais pourrait l’avancer à 2016. L’électorat sera pratiquement le même que pour les élections législatives, c’est-à-dire composé des citoyens britanniques et des citoyens irlandais et du Commonwealth résidents au Royaume-Uni, tous âgés de plus de 18 ans. Contrairement à ce qui se fait lors des législatives, les membres de la Chambre des Lords pourront voter.

Les ressortissants de l’Union européenne, autorisés à voter lors des élections locales, seront tenus à l’écart. Les eurosceptiques craignaient qu’ils s’expriment massivement en faveur du maintien dans l’UE et fassent ainsi pencher la balance contre la sortie ou « Brexit ». Juste après le discours de la reine, David Cameron commencera son offensive diplomatique auprès des autres États membres de l’UE, en commençant par les potentiels alliés susceptibles d’appuyer ses velléités de réforme, ainsi que par les poids lourds de l’UE.

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la meute et la proie

Posté par bifaceb le 13 juillet 2015

Accord trouvé ce matin…

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Quand je lis le texte adopté par ce sommet, je suis abasourdi par la volonté de montrer un rapport de force,

et, à mon sens, d’humilier les grecs, leur gouvernement et , quelque part, leur peuple.

deux exemples parmi d’autres :

- »rétablir la confiance avec les autorités grecques », donc sous entendre la défiance,

- avant le 15 juillet, donc sous 48 heures, faire voter…, etc.

il faut vraiment avoir beaucoup besoin d’argent, ou penser qu’on ne l’appliquera jamais, ou les deux, ou se penser assez malin pour se faufiler à travers les mailles du filet, ou faire preuve de beaucoup de cynisme politicien, pour approuver un tel mémorandum, qui ne comporte que de vagues engagements sur  des clauses de revoyure sur la dette, mais qui spécifie que les dettes sont dues, et doivent être payées en temps et en heure!

pauvres grecs !

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Euro Summit
Bruxelles, le 12 juillet 2015 (publié le 13, le mensonge commence avant le texte !)
Objet:
Déclaration du sommet de la zone euro
Bruxelles, le 12 juillet 2015
Le sommet de la zone euro souligne la nécessité cruciale de rétablir la confiance avec les autorités grecques, condition préalable pour un éventuel futur accord sur un nouveau programme du MES. À cet égard, il est essentiel que la maîtrise du processus revienne aux autorités grecques, et les engagements pris dans ce contexte devraient être suivis d’une mise en oeuvre effective. Il est attendu d’un État membre de la zone euro demandant l’assistance financière du MES qu’il adresse, lorsque cela est possible, une demande similaire au FMI1. Il s’agit d’une condition préalable pour que l’Eurogroupe approuve un nouveau programme du MES. La Grèce demandera donc que le FMI maintienne son soutien (surveillance et financement) à partir de mars 2016. Compte tenu de la nécessité de rétablir la confiance avec la Grèce, le sommet de la zone euro se félicite que la Grèce ait pris l’engagement de légiférer sans délai sur une première série de mesures. Ces mesures, prises en accord total et préalable avec les institutions, porteront sur:
1 Traité instituant le MES, considérant (8).
2
pour le 15 juillet • une rationalisation du régime de TVA et un élargissement de l’assiette fiscale afin d’accroître les recettes; • des mesures directes pour améliorer la viabilité à long terme du système des retraites dans le cadre d’un programme global de réforme des retraites; • la garantie de la pleine indépendance juridique d’ELSTAT; • la pleine mise en oeuvre des dispositions pertinentes du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire, notamment en rendant opérationnel le conseil budgétaire avant la finalisation du protocole d’accord et en introduisant des réductions quasi automatiques des dépenses en cas de dérapages par rapport à des objectifs ambitieux d’excédents primaires, après avoir sollicité l’avis du conseil budgétaire et sous réserve de l’accord préalable des institutions; pour le 22 juillet • l’adoption du code de procédure civile, qui représente une refonte en profondeur des procédures et modalités propres au système de justice civile et peut accélérer considérablement les procédures judiciaires et réduire les coûts dans ce domaine; • la transposition de la directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances, avec le soutien de la Commission européenne. Ce n’est qu’après – et immédiatement après – que les quatre premières mesures susmentionnées auront fait l’objet d’une mise en oeuvre au plan juridique et que le Parlement grec aura approuvé tous les engagements figurant dans le présent document, avec vérification par les institutions et l’Eurogroupe, qu’une décision pourra être prise donnant mandat aux institutions de négocier un protocole d’accord. Cette décision serait prise sous réserve de l’achèvement des procédures nationales et à condition que les conditions préalables prévues à l’article 13 du traité instituant le MES soient réunies, sur la base de l’évaluation visée à l’article 13, paragraphe 1.
3
Afin de pouvoir servir de base à la conclusion positive du protocole d’accord, les mesures de réforme présentées par la Grèce doivent être sérieusement renforcées compte tenu de la profonde dégradation de la situation économique et budgétaire du pays au cours de l’année dernière. Le gouvernement grec doit s’engager formellement à renforcer ses propositions dans un certain nombre de domaines recensés par les institutions, en les accompagnant d’un calendrier suffisamment précis pour ce qui est de la législation et de la mise en oeuvre, y compris des critères de référence structurels, des échéances et des critères de référence quantitatifs, afin de donner une idée claire de l’orientation des politiques à moyen terme. Il doit notamment, en accord avec les institutions:  mener d’ambitieuses réformes des retraites et définir des politiques visant à compenser pleinement l’incidence budgétaire de l’arrêt de la cour constitutionnelle relatif à la réforme des pensions de 2012 et mettre en oeuvre la clause de déficit zéro ou des mesures alternatives mutuellement acceptables d’ici octobre 2015;  adopter des réformes plus ambitieuses du marché des produits assorties d’un calendrier précis de mise en oeuvre de toutes les recommandations du volume I du manuel de l’OCDE pour l’évaluation de la concurrence, y compris dans les domaines suivants: ouverture des magasins le dimanche, périodes de soldes, propriété des pharmacies, lait et boulangeries, à l’exception des produits pharmaceutiques vendus sans ordonnance qui feront l’objet d’une mise en oeuvre à un stade ultérieur, ainsi qu’en ce qui concerne l’ouverture de professions fermées essentielles au niveau macro-économique (par exemple, les transports par ferry). En ce qui concerne le suivi du volume II du manuel de l’OCDE, l’industrie manufacturière doit être comprise dans les actions préalables;  en ce qui concerne les marchés de l’énergie, procéder à la privatisation de l’opérateur du réseau de distribution d’électricité (ADMIE), à moins que l’on puisse trouver des mesures de remplacement ayant un effet équivalent sur la concurrence, comme convenu par les institutions;  en ce qui concerne le marché du travail, entreprendre un réexamen rigoureux et une modernisation des négociations collectives, de l’action syndicale et, conformément à la directive pertinente de l’UE et aux bonnes pratiques, des procédures de licenciement collectif selon le calendrier et l’approche convenus avec les institutions. Sur la base de ces réexamens, les politiques du marché du travail devraient être alignées sur les meilleures pratiques internationales et européennes, sans que cela se traduise par un retour aux politiques antérieures qui ne sont pas compatibles avec les objectifs de croissance durable et inclusive;
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adopter les mesures nécessaires pour renforcer le secteur financier, y compris des mesures radicales concernant les prêts non performants et des mesures visant à renforcer la gouvernance du Fonds hellénique de stabilité financière (HFSF) et des banques, en particulier en éliminant toute possibilité d’interférence politique, notamment dans les processus de nomination. Par ailleurs, les autorités grecques prendront les mesures suivantes:  élaborer un programme de privatisation nettement plus étoffé avec une meilleure gouvernance; des actifs grecs de valeur seront transférés dans un fonds indépendant qui monétisera les actifs par des privatisations et d’autres moyens. La monétisation des actifs constituera une source permettant le remboursement programmé du nouveau prêt du MES et générera sur la durée du nouveau prêt un montant total fixé à 50 milliards d’euros, dont 25 milliards d’euros serviront au remboursement de la recapitalisation des banques et d’autres actifs, et 50 % de chaque euro restant (c’est-à-dire 50 % de 25 milliards d’euros) serviront à diminuer le ratio d’endettement, les autres 50% étant utilisés pour des investissements. Ce fonds serait mis en place en Grèce et géré par les autorités grecques sous la supervision des institutions européennes concernées. En accord avec les institutions, et sur la base des bonnes pratiques internationales, un cadre législatif devrait être adopté pour garantir des procédures transparentes et une valorisation adéquate des ventes d’actifs, conformément aux principes et aux normes de l’OCDE sur la gestion des entreprises publiques;  conformément aux ambitions du gouvernement grec, moderniser et considérablement renforcer l’administration publique grecque, et mettre en place, sous l’égide de la Commission européenne, un programme de renforcement des capacités et de dépolitisation de l’administration publique grecque. Une première proposition devrait être présentée d’ici le 20 juillet après discussion avec les institutions. Le gouvernement grec s’engage à réduire encore les coûts de l’administration publique grecque, conformément à un calendrier convenu avec les institutions;
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 normaliser complètement les méthodes de travail avec les institutions, y compris le travail nécessaire sur le terrain à Athènes, pour améliorer la mise en oeuvre et le suivi du programme. Le gouvernement doit consulter les institutions et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés dans un délai approprié avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement. Le sommet de la zone euro souligne une nouvelle fois que la mise en oeuvre est capitale et, dans ce contexte, se félicite que les autorités grecques aient l’intention de demander d’ici le 20 juillet le soutien des institutions et des États membres en vue d’une assistance technique, et demande à la Commission européenne de coordonner ce soutien de l’Europe;
 à l’exception de la loi sur la crise humanitaire, le gouvernement grec procédera à un réexamen en vue de modifier les dispositions législatives adoptées qui sont contraires à l’accord du 20 février puisqu’elles constituent un retour en arrière par rapport aux engagements pris au titre du programme précédent ou il définira des mesures compensatoires clairement équivalentes pour les droits acquis qui ont été créés par la suite. Les engagements énumérés plus haut correspondent au minimum exigé pour entamer les négociations avec les autorités grecques. Toutefois, le sommet de la zone euro a clairement indiqué que le fait de commencer des négociations n’exclut pas la possibilité d’un accord final sur un nouveau programme du MES, qui devra reposer sur une décision relative à l’ensemble du paquet (y compris les besoins de financement, le caractère soutenable de la dette et un financement-relais éventuel). Le sommet de la zone euro prend acte de ce que les besoins de financement du programme pourraient se situer entre 82 et 86 milliards d’euros, selon les estimations des institutions. Il invite ces dernières à étudier les possibilités de réduire l’enveloppe de financement, en suivant une autre trajectoire budgétaire ou grâce à des recettes plus élevées tirées des privatisations. Rétablir l’accès au marché, ce qui est un des objectifs de tout programme d’assistance financière, diminue la nécessité de puiser dans l’enveloppe de financement totale. Le sommet de la zone euro prend note des besoins de financement urgents de la Grèce qui rendent d’autant plus nécessaire de progresser rapidement pour prendre une décision sur un nouveau protocole d’accord: d’après les estimations, ces besoins s’élèveraient à 7 milliards d’euros d’ici le 20 juillet, et à 5 milliards d’euros supplémentaires d’ici la mi-août. Le sommet de la zone euro est conscient qu’il importe de veiller à ce que l’État grec souverain puisse régler ses arriérés vis-à-vis du FMI et de la Banque de Grèce et honorer ses titres de créances dans les semaines qui viennent afin de créer les conditions qui permettront de mener à bonne fin les négociations. Le risque de ne pas pouvoir conclure rapidement les négociations demeure entier pour la Grèce. Le sommet de la zone euro invite l’Eurogroupe à discuter d’urgence de ces questions.
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Compte tenu de l’acuité des problèmes rencontrés par le secteur financier grec, l’enveloppe totale d’un nouveau programme éventuel du MES devrait inclure la constitution d’un fonds de réserve de 10 à 25 milliards d’euros pour le secteur bancaire afin de pouvoir faire face aux éventuels besoins de recapitalisation des banques et aux éventuels coûts de résolution, dont 10 milliards d’euros seraient immédiatement mis à disposition dans un compte ségrégué au MES. Le sommet de la zone euro est conscient qu’une décision doit être prise rapidement sur un nouveau programme pour que les banques puissent rouvrir, ce qui permettrait d’éviter une augmentation de l’enveloppe de financement totale. La BCE/le MSU procédera à une évaluation complète après l’été. La réserve globale permettra de combler les éventuelles insuffisances de fonds propres suivant l’évaluation complète après que le cadre juridique aura été appliqué. De sérieux doutes planent sur le caractère soutenable de la dette grecque. Cela est dû au relâchement des politiques au cours des douze derniers mois, qui a entraîné la dégradation récente de l’environnement macroéconomique et financier du pays. Le sommet de la zone euro rappelle que les États membres de la zone euro ont, tout au long de ces dernières années, adopté une série impressionnante de mesures pour soutenir la viabilité de la dette de la Grèce, qui ont allégé le service de la dette de la Grèce et sensiblement réduit les coûts. En conséquence, dans le cadre d’un éventuel programme futur du MES, et conformément à l’esprit de la déclaration de l’Eurogroupe de novembre 2012, l’Eurogroupe est prêt à envisager, si nécessaire, d’éventuelles mesures supplémentaires (un allongement éventuel des périodes de grâce et des délais de remboursement) afin de faire en sorte que les besoins bruts de financement demeurent à un niveau soutenable. Ces mesures seront subordonnées à la mise en oeuvre intégrale des mesures à convenir dans le cadre d’un nouveau programme éventuel et seront envisagées après le premier réexamen qui aura abouti à un résultat concluant. Le sommet de la zone euro souligne que l’on ne peut pas opérer de décote nominale sur la dette. Les autorités grecques réaffirment leur attachement sans équivoque au respect de leurs obligations financières vis-à-vis de l’ensemble de leurs créanciers, intégralement et en temps voulu.
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Pour autant que toutes les conditions nécessaires figurant dans le présent document soient remplies, l’Eurogroupe et le conseil des gouverneurs du MES peuvent, conformément à l’article 13, paragraphe 2, du traité instituant le MES, charger les institutions de négocier un nouveau programme du MES, si les conditions préalables énoncées à l’article 13 du traité instituant le MES sont réunies sur la base de l’évaluation visée à l’article 13, paragraphe 1. Pour contribuer à soutenir la croissance et la création d’emplois en Grèce (au cours des trois à cinq prochaines années), la Commission travaillera étroitement avec les autorités grecques pour mobiliser jusqu’à 35 milliards d’euros (dans le cadre de différents programmes de l’UE) en vue de financer des investissements et l’activité économique, y compris au niveau des PME. À titre de mesure exceptionnelle et compte tenu de la situation exceptionnelle dans laquelle se trouve la Grèce, la Commission fera une proposition visant à augmenter le niveau de préfinancement d’un milliard d’euros afin de donner une impulsion immédiate aux investissements, dont se chargeront les colégislateurs de l’UE. Le plan d’investissement pour l’Europe offrira également des possibilités de financement pour la Grèce.

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ochi, nè ?

Posté par bifaceb le 4 juillet 2015

 

 

Que le oui ou le non gagne de quelques points, du type 52/48,
je pense que le résultat ultérieur sera le même :
modification à la marge du mémorandum Juncker,
réunion sur le reprofilage de la dette, promesses,
déblocage de crédits pour faire face aux échéances,
maintien dans l’Euro, et suite du débat et des aventures grecques !

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grèce : les masques tombent

Posté par bifaceb le 29 juin 2015

 

Après avoir soufflé le chaud et le froid: alternativement « nous sommes tout prêt d’un accord »,
et « il y a encore beaucoup de travail à faire »

les commissaires européens ont fourni vendredi dernier un document à la Grèce sur ce qu’elle devait faire,

et Angela Merkel et alii ont cru bon de dire qu’il s’agissait d’une offre généreuse que la partie grecque devait accepter.

Grèce: une « généreuse proposition » (Merkel)

    • Par Lefigaro.fr avec Reuters et AFP
    • Mis à jour le 26/06/2015 à 15:05
    • Publié le 26/06/2015 à 14:19

Angela Merkel a déclaré qu’elle et François Hollande ont exhorté Alexis Tsipras à accepter « l’offre exceptionnellement généreuse » des institutions.

Ce vendredi, les créanciers européens de la Grèce ont proposé jusqu’à fin novembre un paquet de 15,5 milliards d’euros d’aide pour le pays au bord du défaut de paiement, à condition de se mettre d’accord rapidement sur une série de réformes et de mesures budgétaires.

« Nous avons fait un pas en direction de la Grèce », a dit la chancelière allemande lors d’une conférence de presse à Bruxelles. « Maintenant, c’est au tour des Grecs de faire un pas identique. »

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En prenant acte, Alexi Tsipras a annoncé dans la soiré un référendum sur cette proposition,
un mémorandum qui ressemblait à un ultimatum.

Inquiétude dans les chancelleries qui toutes déclarent les négociations toujours possibles.

Il faut dire que, lorsqu’on voit le texte de la proposition de la commission, on devine qu’il n’était pas fait pour être publié, adopté :

http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-5270_en.htm, en bas, le paragraphe  évasif du communiqué sur la dette et les mesures de relance n’étant pas dans le texte en négo, contrairement aux demandes des grecs.
C’est du techno bourreaucratique bruxellois, et cela ressemble à de l’ingérence pure et simple.
Peu de peuples seraient disposés à accepter ce type d’intrusion dans leurs affaires, avec des objectifs irréalistes (3,5% d’excédent primaire !) et des mesures qui vont dans le détail de la société grecque, sur les retraites, la TVA, …

La Grèce fera sans doute défaut demain pour 1,5 mds de dollars au FMI, cela semble anecdotique, tant le FMI ne représente que lui-même et est le grand fabricant mondial de liquidités via la « planche à billets », et, si le référendum grec dit non à l’ultimatum européen, le document se transformera en mémorandum base de travail: on pourra y inclure renégo de la dette, relance puisque la Commission elle -même l’écrit maintenant.

Et celui qui, sous prétexte du défaut partiel de paiement de moins de 2 mds de dollars, décidera d’exclure (comment?)
la Grèce de la zone Euro prendra une lourde responsabilité devant l’Histoire !

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En ayant fait diminuer le PIB de 25%, la politique menée par la troika a permis un excédent budgétaire primaire de 1%, une bonne règle de trois nous montre la pertinence de l’objectif de 3,5%, un taux jamais atteint par aucun pays, sauf pour une année parfois,…

Aucune dette de 180% du PIB n’a jamais été remboursée, et l’exemple de la dette allemande montre qu’en 1953, on le savait.
En refusant de discuter de ce point, la commission a commis une groose erreur, qu’elle tente de cacher en publiant dans son communiqué où elle détaille le mémorandum-ultimatum proposé-imposé cf : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-5270_en.htm
un paragraphe sur ce qui était refusé au grecs dans le communiqué mais « dans l’idée des négociateurs ».
quand on lit le document de la commission , on retrouve les le style eurobourreaucratique qu’aucun peuple ne peut accepter, qui a été à l’origine du refus du TCE en 2005: peu de leçons tirées en 10 ans !
et, quand on le lit, on se demande à quoi ont servi les proconsuls de la troika depuis cinq ans !
Les grecs diront sans doute non, et, puisque merkel, juncker, sapin, disent que la négo est ouverte, ce sera le bon moment alors pour négocier sur de vraies valeurs, des objectifs réalistes, et certainement difficiles pour les deux parties !

Les termes d’un accord sain me paraissent pourtant simples :

- pas la peine de rédiger dix pages de blougi blouga bruxellois :

- les grecs s’engagent sur un excédent primaire d’au moins 1%,

à eux d’en trouver les voies et moyens

- les grecs s’engagent à ne pas augmenter les dépenses publiques

- les grecs s’engagent à ne pas diminuer les impots

- les grecs s’engagent à équilibrer ( d’ici 2022 ?)

le système des retraites, en particulier en limitant les préretraites

- les grecs peuvent mener des politiques pour faire croître leur PIB

- lorsque la croissance dépassera 1%, l’excédent primaire doit être augmenté de la moitié du surplus de croissance

- la dette grecque sera avant fin 2015 restructurée pour être viable, soutenable, remboursable.

d’ici là, les bailleurs permettent aux grecs d ‘honorer leurs échéances

 

 

 

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DSK au micro !

Posté par bifaceb le 22 juin 2015

 

Parce qu’il a ouvert un compte Twitter, les médias s’emballent :

DSK is back !  demain dans le jeu politique, après-demain candidat ?

Je n’y crois pas : beaucoup de français et encore plus de françaises ne pardonneront pas à DSK son  erratique comportement érotique.

Mais il est un sujet sur lequel j’aimerais que DSK s’exprime : la Grèce !

En tant qu’ancien Directeur Général du FMI au moment des « premières » crises grecques, des prêts du FMI à la Grèce,
en tant qu’ancien dirigeant socialiste, en tant qu’expert reconnu de la finance mondiale, des politiques économiques,

son avis dans la négociation-bras de fer actuelle, ses conseils, sa vision…

C’est là et maintenant qu’il peut être utile,  nécessaire, sinon qu’il se taise à jamais !!

 

 

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collegio delenda est

Posté par bifaceb le 8 juin 2015

 

Sur la question de la réforme du collège, un avis de simple citoyen, parent d’élève, ….

J’ai bien compris que le niveau des collégiens testé par PISA était insuffisant,
tout en remarquant que les taux de réussite d’une classe d’âge au bac sont bons.

La question clé de cette réforme est : va t elle améliorer la situation ?
Je n’en ai vu nulle part la démonstration.

Le remplacement d’heures « disciplinaires » par des activités interdisciplinaires ?
Le démarrage d’une deuxième langue en cinquième ?
Tout cela me semble loin de l’enjeu.

Par contre, la suppression des classes bilingue/européenne me semble vraiment une mauvaise idée.

Pour l’ « option » Latin/Grec Humanités de l’Antiquité, si cela permet à tous les collégiens de connaître un peu de latin,
quelques auteurs latins et grecs, un peu d’alphabet grec…

Mais les questions cruciales, fondamentales me semble peu abordées :

Comment faire pour que les élèves qui ne veulent pas, ne peuvent pas suivre l’enseignement rentrent dans ce process ?
Comment intégrer par le haut les élèves qui hésitent à travailler, qui ont besoin d’une motivation ?
Et, puisque implicitement des classes plus hétérogènes sont recherchées dans ce cadre,
quelles conséquences ont-elles  sur le niveau de chaque élève* ?
et tout cela, en maintenant l’ »élitisme républicain » !

Ces questions ont, bien sur, du être étudiées, j’aurais aimé qu’elle soient débattues dans le cadre de la réforme !

Je n’arrive pas à me faire à l’idée que, pour égaliser, il faille raboter !

La mission première est d’instruire, de permettre à chacun d’acquérir des compétences,

elle n’est  ni d’uniformiser, ni de trier !!

 

* sur quelles études est basé cette idée que l’hétérogénéité des classes est en soi un facteur de progrès pour tous, pour chacun?

 

 

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cinq fois sept ou 7×5

Posté par bifaceb le 6 juin 2015

 

La loi « des 35h » il y a dix ans, dans la logique des 40h  ( cinq journées en 3 périodes: 8 pour bosser, 8 pour dormir, 8 pour vivre)
était basée sur l’idée de 5 jours de 7h…

Sans méconnaître la spécificité de chaque profession,
si l’idée générale , pour des gens qui aiment bien avoir des jours « off »,
qui ont des temps de transport, était plutôt sept demi journées de cinq heures ?
Avec la pause déjeuner, cela fait une présence de 11h sur le lieu de travail, durant quatre jours,
une utilisation des équipements, des investissements, une ouverture aux clients durant 11 à 12h,
une journée à partager entre travail et rendez-vous,

et chaque semaine une « journée de RTT »  ?
bien sur, éventuellement décalable, repositionnable.

je cois que beaucoup signeraient pour ce type de régime de travail,
y compris à l’AP/HP ?

 

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ten years after…

Posté par bifaceb le 29 mai 2015

 

Le 29 mai 2005, le résultat du vote sur la ratification du TCE était clair : 55 % des français votaient non.
Ils étaient contre, contre quoi ?

- contre le TCE, quatre cents pages illisibles, truffées de principes très libéraux, de mécanismes incompréhensibles,
sans vision,  sans souffle, sans projet qui suscite l’envie, l’intérêt.

- contre une Europe qui paraissait de plus en plus complexe, bureaucratique, déconnectée de la vie des peuples européens, du peuple paneuropéen.

-contre une pression  unanime des « sachant », partout dans les médias, politiques et journalistes, arrogants, suffisants,
qui traitaient avec mépris les partisans du non, les hésitants…*

On connaît la suite, le « non » néerlandais aussitôt après, la sidération des Européens et de Jacques Chirac,
le triomphe  des « nonistes » incapables de proposer, d’avancer, l’immobilisme de tous …

On connaît la suite, le TCE bis, un peu amélioré sur la forme négocié par Nicolas Sarkozy, voté par les Assemblées,
l’impression d’être floué de ceux qui ont répondu non, la cicatrice toujours présente…

Mais, au fait qu’a changé ce TCE bis ?
Rien, ou presque, l’Europe est toujours aussi bureaucratique et peu efficace…
Il n’y aurait pas eu de TCE bis, quelles différences ?
Bien malin qui, ouiste ou noniste, saurait répondre à cette question !

Ainsi, ce vote, ce référendum ont durablement fracturé la société pour un débat embourbé et un résultat dépassé !
On voit là les limites du référendum !

Aujourd’hui, la Grande Bretagne veut renégocier ses conditions d’adhésion,
c’est
peut-être un autre moyen de faire progresser la construction européenne :

une « avant garde d’intégration européenne » construite autour des pays euro-schengen**,
qui veulent rapprocher lois fiscales et sociales, les systèmes éducatifs, législatifs…

et les autres qui, tels la Suisse ou la Norvège aujourd’hui, la Grande Bretagne et d’autres demain,
participent « en négociations bilatérales »au mouvement de libération des mouvements de personnes et des échanges de biens.

 

* unanimisme et pression qu’on a revue récemment lors du débat « mariage pour tous »,
la classe médiatique ne voulait voir qu’un seule position sans opposition.

** on  ignore souvent, qui est  à la fois parmi les 19″ euro », et les 22 « Schengen » membres de l’union européenne :

les six initiaux : Italie, France, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Hollande
un pays du centre européen : l’Autriche
quatre pays du Sud: Espagne, Portugal, Grèce, Malte
les trois pays  baltes : Lettonie, Lituanie, Estonie
un pays nordique : la Finlande
deux « pays de l’Est » : Slovaquie et Slovénie

soit 17 pays.

l’Irlande et Chypre sont Euro sans être Schengen.

d’autres pays sont Schengen sans être euro, y compris des pays non membres de l’Union Européenne.

 

 

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