du Québec à l’Ecosse

Posté par bifaceb le 19 septembre 2014

 

L’Ecosse vient de refuser l’indépendance, comme le Québec il y a presque vingt ans.

Dans les deux cas, les indépendantistes ont été donnés gagnants quelques jours avant le scrutin,

voire la veille encore au Québec en 1995.

La conclusion que j’en tire est que les indécis ont une aversion au risque, et préfèrent les solutions sures,

ils aiment caresser l’idée de l’indépendance, rêver d’un autre possible, et voter pour la sécurité !

J‘avais ainsi prédit le résultat de cette nuit.

Dans la vie aussi, beaucoup d’entre nous s’imaginent un autre travail, un autre conjoint, des » trucs sympa »

une vie « ailleurs », pour laquelle il faudrait faire le choix de partir, choisir, couper, 

mais celui qui rêve revient en général à la réalité, plus modeste et moins glamour…

(même s’il existe d’anciens chefs de projet marketing de multinationale tenant des chambres d’hôte avec bonheur !)

Sauf dans ces films où  cette « échappée belle » , road-movie, donne une bouffée d’air qui se termine souvent mal !!

 

 

 

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la fidélité décontenancée

Posté par bifaceb le 15 septembre 2014

 

J’ai la télé par le cable Numericable,

Je reçois une pub pour avoir la fibre optique,

vais sur le site : 25, 90 € pendant 12 mois, 39,90 € ensuite.

c’est un peu plus cher que les 32 euros que je paye aujourd’hui,

je téléphone, mais patatras, je suis déjà client , ce ne sont plus les mêmes conditions,

ce n’est plus 12 mois de réduction à l’entrée mais 3, et 30, 90  € pendant ces 3 mois.

La différence est faible, j’aurais presque dit oui, mais il faut en plus payer le dépôt de garantie de la box,

alors même que je rends la mienne intacte au bout de quelques années: j’avais sans doute un dépôt,

on pourrait peut-être me faire une ristourne sur cette histoire de  dépôt de garantie …

Trop compliqué, sont paumés,

je laisse tomber.

J’attendrai, couperai l’abonnement,

rendrai la boîte ancienne,

souscrirai en nouveau client…

Lamentable Numericable !!

 

Et quand j’apprends que cet opérateur a racheté les autres réseaux grâce à sa stratégie commerciale et sa bonne gestion !

Les bras m’en tombent !!

 

 

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des politiciens pro

Posté par bifaceb le 15 septembre 2014

 

Michéle Delaunay est une personnalité à part dans la vie politique.

Socialiste, engagée tardivement en politique, à plus de 50 ans , à Bordeaux où ses parents étaient des gens connus,
après une carrière de médecin oncologue, elle gagne, à 60 ans, à la surprise générale, l’élection législative de 2007 contre Alain Juppé,
après que Ségolène Royal ait du, sur le plateau de France 2, insister pour que la chaîne, toute dans la peoplisation fervente de Juppé,
accepte de citer le nom de sa concurrente à l’antenne, lors d’une reportage préélectoral à Bordeaux.

Elle tient depuis longtemps un blog Bordeaux/Paris, qui nous a conté les vicissitudes du PS, nous a parlé d’élections présidentielles, De Mitterrand, de Hollande, de la vie, de sa ville,  qui est devenu beaucoup plus sage et moins intéressant, plus appliqué à expliquer , lorsque Michèle Delaunay était au gouvernement, secrétaire d’état aux personnes âgées et a préparé la loi sur les moyens de faire face au vieillissement qui vient d’être votée.

Elle n’a pas été reconduite dans les gouvernements resserrés et rajeunis de Valls, et peut ainsi écrire plus librement…

Elle viens de publier un billet très juste sur le danger des jeunes qui entrent en politique sans avoir eu d’expérience professionnelle,
via les filières attaché parlementaire, cabinet, chargé de mission, élu…

http://www.michele-delaunay.net/delaunay/blog/le-tunnel-ou-comment-faire-carriere-sans-mettre-un-pied-dans-la-vraie-vie#

Elle visait certainement l’éphémère Secrétaire d’état phobique administratif et fiscal tardif,

Mais sait certainement que le profil peu recommandable qu’elle décrit est celui du premier ministre !

 

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Argentine désargentée

Posté par bifaceb le 12 septembre 2014

 

juge-thomas-griesa-dans-son-bureau ny argentine

 

Nous nous souvenons de ce  » coup de tonnerre de l’été  » :  après plus de dix ans de conflit juridique et financier,
un tribunal d’appel de New York, présidé par le juge Griesa, 84 ans et qui les paraît bien a, en Juillet, interdit à l’Argentine de rembourser certains de ses créanciers tant que deux fonds américains « vautour » n’auraient pas été remboursés.
les deux articles ci-dessous résument l’historique, qu’un peut supercondenser en une phrase :

La minorité de prêteurs qui n’a pas voulu accepter la décote au moment de la restructuration de la dette argentine ne veut pas accepter que ceux qui ont « joué le jeu » d’une diminution de leurs avoirs et ont signé un accord avec le débiteur soient remboursés avant eux et ont obtenu de la justice américaine qu’elle bloque, puisse faire saisir partout, les remboursements éventuellement effectués.

L’Argentine se trouve ainsi en quasi défaut de paiement, alors même qu’ elle essaye, propose de verser de suite 539 millions de dollars de son échéance , qu’elle peut rembourser tous ses créanciers, les coopératifs sur la base de leur créance décotée, les non coopératifs sur la base de la créance totale. Mais, pour accepter leur décote, les créanciers ont fait signer à l’Argentine une clause qui indique qu’elle ne peut faire de meilleures conditions de remboursement à d’autres, sans s’aligner pour les coopératifs.

Cet imbroglio dure depuis plus de 10 ans,
met en cause implicitement la crédibilité, et donc toutes les restructurations de dette publique,
une opération qui  remonte pourtant à la nuit des temps et a permis bien des fois de purger les finances défaillantes des Etats.

Cette affaire sème le trouble, pourrait remettre en cause la restructuration de la dette grecque,   et maintenant, par l’attitude agressive des fonds vautour, menace l’activité des entreprises multinationales qui travaillent avec l’Argentine !

et pourtant, nous ne voyons pas beaucoup le FMI s’agiter, les banquiers internationaux prendre une position de fermeté pour assurer la durabilité, la robustesse du système d’échanges mondiaux, qui les fait vivre.
Ils ont l’air de beaucoup craindre les investisseurs spéculatifs et les juges américains …

Tant qu’il existera des spéculateurs pour faire passer leurs intérêts mercantiles avant le maintien du système qui a pourtant fait leur richesse, des juges pour approuver cette stratégie et lui donner force exécutoire, une organisation judiciaire qui autorise la mise en oeuvre mondiale par la force de cette décision, et un système financier, une gouvernance pour parler moderne, incapable d’y mettre fin, de trouver une solution « par le haut », nous serons à la merci de nouvelles crises, nous ne pouvons croire à un chemin de coopération pour le progrès économique et social mondial.

L’ Argentine face aux fonds vautour

La parade argentine face aux fonds vautours

Photo prise le 1er août 2014, dans le quartier d’affaire de Buenos Aires. L’Argentine endettée auprès de « fonds vautours » a déposé une plainte contre les Etats-Unis le 7 août 2014.REUTERS/Marcos Brindicci

La faillite argentine a été le feuilleton de l’été. Avec une nouvelle péripétie la nuit dernière : le sénat argentin a voté une loi prévoyant le remboursement des créanciers non plus à New York mais à Buenos Aires ou à Paris. Ce vote entérine l’astuce trouvée cet été par Kristina Kirschner pour rembourser ceux  qui ont accepté de lourdes pertes dans la restructuration sans rien céder aux fonds vautours. Les créanciers sont d’ordinaire payés via la Bank of New York. Mais la justice américaine qui a donné raison aux fonds vautours bloque l’argent déposé par l’Etat argentin pour honorer les prochaines échéances. Certains investisseurs, dont le fond de Georges Soros, ont donc entamé des poursuites contre l’Argentine pour exiger le paiement rubis sur l’ongle. D’où l’idée de délocaliser les opérations de remboursement, en Argentine ou en France un pays où le gouvernement cherche un appui. Le temps presse, le prochain versement est prévu à la fin du mois. L’Argentine veut ainsi démontrer qu’elle n’est pas en défaut de paiement partiel comme l’affirment les agences de notation Mais c’est loin d’être gagné car les obstacles sont multiples et toujours plus sophistiqués. D’abord les créanciers sont libres de refuser l’arrangement proposé. Et puis les fonds vautours qui ont obtenu gain de cause aux Etats-Unis sont déchainés. Ils traquent un peu partout dans le monde les avoirs argentins susceptibles d’être confisqués. Toute personne ou entité détenant du capital argentin est dans leur ligne de mire, pourquoi pas les établissements français qui accepteront de jouer les intermédiaires ? Ce bras de fer permanent est une épée de Damoclès sur une économie argentine déjà mal en point. Même si les gouvernements successifs ont leur part de responsabilité dans la mauvaise gestion des finances publiques, le défaut organisé par l’Etat argentin en 2001 a accouché d’un monstre juridico financier qui empêche durablement le pays de se remettre en selle. Et qui au delà du cas argentin, détruit la confiance sur le marché de la dette souveraine. D’où les initiatives pour trouver un règlement universel aux restructurations des dettes publiques La semaine dernière les principaux acteurs, les banques, les émetteurs de dette, tous réunis au sein de l’association internationale des marchés de capitaux basée en Suisse se sont mis d’accord sur une consigne simple : quand les trois quarts des créanciers acceptent une perte, les autres sont obligés de se plier à cette décision. Et maintenant ce sont des économistes, des anciens chefs de gouvernement qui en appellent aux Nations Unies pour réguler les faillites des Etats. Emmenés par le prix Nobel Joseph Stiglitz, les signataires demandent un mécanisme de gestion ordonnée comme il en existe déjà pour les faillites privées. Pour éviter une gestion basée par la seule loi américaine, pourquoi pas des casques bleus de la finance en cas de défaut d’un Etat ?


 L’historique
 L’Etat argentin a perdu fin juillet 2014 son procès en appel contre une décision de justice américaine l’obligeant à payer 1,33 milliard de dollars (994 millions d’euros) à des fonds spéculatifs qui avaient refusé de subir de lourdes décotes lors de la restructuration de sa dette en 2001 En 2001 l’Argentine sombre dans une crise économique grave. À l’époque, le pays annonce qu’il est dans l’incapacité de rembourser sa dette extérieure qui s’élève à près de 100 milliards de dollars. Les deux fonds Elliott et Aurelius, sautent sur l’occasion et rachètent à très bas prix (20 % de leur valeur) les titres dont une partie des investisseurs cherchaient à se débarrasser. L’Argentine propose à ses créanciers de les rembourser en partie. 93% des créanciers acceptent, mais 7% refusent. Parmi ces 7% se trouvent les deux fonds spéculatifs Elliott et Aurelius.Ils refusent de participer à la renégociation de cette dette et se tournent alors vers les tribunaux de New York, la juridiction où la dette a été émise, avec l’espoir d’obtenir un remboursement des titres à 100% soit 1,3 milliard de dollars.  Il s’agit par exemple pour le fonds Elliott de récupérer plus de 800 millions de dollars pour une dette achetée 50 millions !! Le 16 juin, la Cour Suprême des Etats-Unis contraint l’Argentine à rembourser les deux fonds. Dix jours plus tard, l’Argentine effectue un versement de plus d’un milliard de dollars destiné aux deux créanciers. Mais le juge américain, Thomas Griesa, invalide la transaction. Il ordonne le retour de cette somme aux autorités argentines et accorde un mois de délai. Son argument : Buenos Aires doit rembourser tout le monde au même moment aussi bien ceux qui ont accepté la restructuration que ceux qui l’ont refusée. L’Argentine a les moyens de payer la somme demandée par Elliott et Aurelius. Le problème : la clause « Rufo » (Rights upon future offers), ajoutée aux accords d’échanges par Buenos Aires en 2005 et 2010. Elle précise que le pays ne peut pas proposer de meilleures offres financières aux fonds vautours, à moins d’offrir aux autres investisseurs un remboursement dans des conditions similaires. Si Buenos Aires rembourse l’intégralité des sommes dues aux fonds vautours, les autres créanciers pourraient saisir la justice pour obtenir eux aussi le remboursement total. La somme pourrait alors exploser et avoisiner les 120 milliards de dollars, or l’Argentine ne dispose que de 30 milliards de dollars de réserves de change.

 

http://www.lavie.fr/actualite/economie/les-fonds-vautours-de-l-argentine-01-08-2014-55186_6.php

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cyrano à l’hosto

Posté par bifaceb le 25 mai 2014

 

Vu à l’Odéon le Cyrano mis en scène dans le cadre d’un pseudo hôpital.

Déroutant, provocant, c’est certainement l’objectif du metteur en scène dont je n’ai pas retenu le nom.
mais pour moi, surtout, désolant, délirant, pas brillant.

Le texte de Rostand est appauvri, retreint aux « morceaux de bravoure », et à l’essentiel pour tenter de conduire l’intrigue …

Les textes flambants, flamboyants, cocardiers, ne sont pas mis en valeur par le décor, les acteurs.
Philippe Torreton s’en sort en Cyrano, Roxane, Christian, de Guiche, Ragueneau tiennent leur rôle,
les autres : interchangeables, et assez inaudibles …

Outre le décor, les costumes ne laissent pas de surprendre: survêtement trop large ou Marcel, swite, tisheurte,…
Roxane a une jolie robe moderne, de Guiche est en costume, Cyrano en survet puis en costume au cinquième acte…

Qu’entendre ? Que comprendre ? Tout pour surprendre ?

Quelques trouvailles de mise en scène (la scène du balcon via les écrans…), les vers de Rostand, la dynamique de la pièce,
tout cela sauve la soirée. Ceux qui découvrent la pièce applaudissent, certains avant gardistes aussi, sans doute.
Quelques départs anticipés mais pas de salle qui se vide, il faut dire qu’il n’y a pas d’entracte !

J’ai faiblement tapé dans les mains. Et peu apprécié le discours des intermittentsmilitantspermanents à la fin du spectacle,
disant que la nouvelle convention risquait de remettre en cause un spectacle de ce type…

 bobards pour bobos !!

cyrano bergerac                                                cyrano bergerac livre

 

 

 

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néocon vertis

Posté par bifaceb le 17 mai 2014

Montand en son temps, Kerviel dans l’autre sens….

le commissaire lituanien aujourd’hui, libéral aujourd’hui, ex apparatchik soviétique,

le néo sont les plus redoutables, les plus cons,  les plus intraitables…

comme si l’erreur d’hier dispensait de celle d’aujourd’hui !

comme si avoir été très sectaire
totalement obtus et  obstiné,
n’était pas un trait de caractère
et empêchait d’être dorénavant, bête et méchant !

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caen et cannes

Posté par bifaceb le 15 mai 2014

 

 

Caen ville de province « normale » avec ses industries et mines qui ont fermé, le tourisme, la vie de chacun qui bosse et trime …

Cannes , ville de Provence « visible »,  avec ses retraités, ses vacanciers, la mer ,et la vie des « happy few » qui y logent et  friment.

Ras le bol de l’entre soi médiatique qui préside à cette cérémonie ouverte aux « professionnels de la profession »,
de ce festival destiné à la parade et à l’amusement des élites politico médiatiques, du show biz….

Il y a bien deux manières différentes de vivre en France, laborieuse ou vaniteuse !

 

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droite et gauches

Posté par bifaceb le 4 avril 2014

Maintenant que la gauche de gouvernement a accepté le concept de budget à rééquilibrer , en passant par le jalon emblématique des 3% du PIB de déficit, maintenant qu’elle a acté dans ses discours que ceci ne pouvait pas se faire par une augmentation des impôts et prélèvements, mais par une hausse des dépenses inférieure à la croissance, maintenant qu’elle cherche des réformes « structurelles » pour améliorer l’efficacité globale de l’économie, de la dépense publique, des investissements privés, quelle différence entre une politique économique de gauche et une de droite ?

Ma part de réponse :

- la gauche prélève plus chez les riches, les classes moyennes supérieures, les classes moyennes, les détenteurs de capitaux, les familles aisées et redistribue plus chez ceux qui ont le moins.

-la gauche est plus attachée aux services publics et aux valeurs de prestations servies à tous sans considération de la situation administrative, géographique, financière.

- la gauche cherche à rééquilibrer les pouvoirs et les produits, au sein de l’entreprise, des détenteurs de capital vers les salariés…

- la gauche est moins tournée vers la concurrence et la compétition, plus axée sur la coopération, l’émulation, un mot que j’aimerais entendre plus souvent.

Ces différences me sont suffisantes pour justifier un engagement politique, même si, il y a bien sûr d’autres éléments, moins importants pour moi, dans lesquels d’autres se reconnaîtront plus. Ces points sont aussi une réponse à « la gauche de la gauche », qui veut parfois mettre droite et gauche de gouvernement dans le même paquet idéologique.

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élection à villejuif

Posté par bifaceb le 31 mars 2014

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Parmi les surprises de ce second tour en région parisienne, Villejuif,
ville de tradition communiste depuis 1925 est « passée à droite »,
ou plutôt la coalition PC/PS menée par la maire sortante a été battue (48,6% vs 43,5%) par une improbable coalition, autour de l’UMP, de l’UDI (normal), d’un Divers gauche, plus étonnant, et du ralliement de la liste EELV, désavouée évidemment par le niveau national.

Aux présidentielles, François Hollande y avait fait 68,3 % au second tour, 36 % au premier tour et JL Mélenchon 21%.
Une maire communiste soutenue par le PS aurait pu trouver normalement son électorat sauf si une partie des électeurs de Hollande n’a pas voté pour elle, volonté de ne pas donner ses voix au « parti-frère » pas toujours très coopératif avec ses partenaires, ou urnes boudées pour cause de politique « pas assez à gauche », il faudrait analyser bureau par bureau.

J’ai été voir hier soir le  dépouillement dans une école de Villejuif :
concentré, surveillé, pas trop tendu, mais je ne suis pas allé à la mairie pour la centralisation des résultats, la proclamation.

J’y suis retourné ce midi, ai croisé une caméra des médias, entendu quelques personnes qui commentaient, vu surtout l’activité  « normale » d’une ville de banlieue, avec ses quartiers entretenus, agréables, de grands bâtiments d’habitation rénovés, d’autre moins, ses boutiques, restos.

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La place de l’Eglise semble à la fois traditionnelle et moderne. Certes, dans les rues, des habitations semblent un peu mal fichues, mais la ville ne semble pas au premier abord, en difficulté. Les noms des rues, des équipements publics illustrent la ville « rouge » depuis la guerre, on y reconnaît les intellectuels marxistes, les héros du PCF : au-delà de Jaurès, Guesde, Guy Moquet, Paul Vaillant Couturier, on trouve Maxime Gorki, Karl Liebkniecht (dur pour les adresses !), et aussi Duclos, Thorez, …

Pourquoi cette ville a-t-elle changé de majorité ?
Je n’ai pas suivi la campagne, ne saurais avoir un avis motivé :
Lassitude ? Erreurs de la majorité sortante ?
Changement sociologique ? Efficacité de la campagne électorale de l’opposition ?

Trois remarques seulement :

1 La liste qui a gagné rassemblait quatre listes du premier tour : elle l’a fait en les mettant optiquement sur un pied d’égalité, en me mettant ni une personne, ni des partis au premier plan. Ce type d’affiche est assez rare !

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En général, un nom est martelé, ou un logo national mis en avant.
Il faut dire qu’on trouve maintenant de plus en plus de listes « citoyennes » soutenues,
plus ou moins, par des partis et que ces listes impulsées «  d’en bas » ont eu des succès électoraux.

2 Sur la place, quasiment en face, une pancarte sur la défense des services publics
et les horaires d’ouverture des services municipaux que je qualifierai gentiment de « à améliorer ».
Peut-être est ce genre de hiatus qui a incité des électeurs à ne pas donner leur voix à la municipalité sortante. Je suis prêt à parier que la nouvelle équipe essaiera d’étendre ces plages de réception et y arrivera, après sans doute quelque conflit.

 

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3 Le Divers gauche s’est allié à l’UMP, EELV aussi, officiellement le PS a soutenu la maire PC sortante, mais j’ai l’impression qu’il s’est peu mobilisé pour elle. Peut-être la perspective inavouée d’un succès à droite laisse-t-il plus de chance au PS de reprendre la mairie en 2020 que celle de continuer à être minoritaire dans un conseil municipal Parti communiste !

 

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Dans ce type de communes la semaine qui vient, puis la passation de pouvoir ne vont peut-être pas être faciles, les mois et années qui suivent seront certainement intéressants pour voir les marges de manœuvre réelles, les difficultés, les résultats qui seront jugés au bout.

 

Je suis certain que les médias auront à cœur de faire leur travail d’information pour nous permettre d’être informés sur le vécu de ces villes, et rendez-vous dans au plus six années !

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villes voisines mais…

Posté par bifaceb le 28 mars 2014

 

 

Le scrutin de dimanche dernier traduit, en région parisienne, les clivages classiques est/ouest, centre/périphérie…

Certaines différences locales sont étonnantes : Malakoff  (31 000 h) réélit sa maire, Front de Gauche, à 68 %, la droite a moins de 10%,
le reste des voix étant réparti sur d’autres formations de gauche ou d’extrême gauche. A côté, Vanves (27 000 h), réélit son maire de droite avec 61%, comme Montrouge (62%), Châtillon (56%), Clamart passé à droite (54%) , plus loin Issy (70%).
Pourquoi, comment cet « îlot rouge » dans le paysage bleu ?

Sociologie bien sûr, mais elle semblent assez proches :

taux de HLM  /   revenu moyen  /  % de ménages imposables / % de ménages rev sup à 50 000 € / nombre de foyers ISF

Malakoff            39%                 26 500 €                    64 %                                           10 %                                  260

Vanves               24%                 33 900 €                    73 %                                        18 %                                    550

 

Ces données ne semblent pas expliquer la totalité de l’écart entre les communes.

Alors, conservatisme des électeurs pour leur maire ? ou qualité des services municipaux ? ou pression sociale ?

il faudrait aussi comparer les impôts locaux (qui semblent, étonnamment, plus bas à Malakoff),

et les services mis à disposition des habitants, les prestations proposées, la qualité de la vie dans ces villes !

J’aimerais qu’un sociologue, un politologue,  se penchent sur ces différences !

 

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