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double, quadruple tour ?

Posté par bifaceb le 21 mai 2012

 

 

Les journalistes, pour présenter les élections législatives au lendemain du scrutin présidentiel, parlaient d’ un « troisième tour », occultant la nature différente de ces élections.

depuis, nous sommes entrés dans une phase étonnante ou un président nomme un gouvernement qui pourrait être renversé par l’assemblée en fonction, qui ne peut gouverner complètement faute de majorité, de ministres-candidats, surchargés de travail mais devant faire campagne, appelés à démissionner dès qu’ils seront élus, avec des décisions seulement annoncées, des situations ambiguës, des partis des deux côtés tenant sur la cohabitation un discours exactement inverse en 2012 par rapport à 2007…une grande confusion.

beaucoup de français pensaient s’être exprimés et trouvent ces six semaines de campagne supplémentaires bien longues, inutiles, superfétatoires…

proposons une mesure simple et radicale: le vote pour les présidentielles et les législatives le même jour: le peuple s’exprime au niveau exécutif et législatif, ensuite c’est aux politiques élus de s’organiser pour mettre en oeuvre les politiques approuvées par le vote…

cela fonctionne ainsi aux USA, cela mériterait d’être essayé ici !

 

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La croissance jusqu’à quand?

Posté par bifaceb le 21 mai 2012

mot magique la croissance, tous en parlent même si les moyens  de la rechercher, de l’obtenir,diffèrent …

et cette croissance est vue comme le remède contre nos dettes, le garant du progrès, …

mais nous savons que « les arbres ne montent pas jusqu’aux cieux », que cette croissance ne peut être celle des trente glorieuses, que, si nous ne voulons pas grèver notre survie à moyen terme, nous devons viser une croissance modeste, sobre, frugale, moins en Produit National qu’en Bonheur Intérieur…

combler notre dette économique, oui, mais sans creuser notre dette écologique !

la réutilisation, la revente de particulier à particulier, qui est un moyen simple de mieux utiliser nos ressources, d’optimiser nos moyens, ne contribue pas au PIB, ni donc à sa croissance!

l’impôt à la consommation n’est décidément pas le plus logique dans cette perspective!

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Fêtes et fautes mineures.

Posté par bifaceb le 16 mai 2012

 

- D’abord qu’avait il besoin de revenir en avion privé le dimanche 6 au soir ? Sa présence était elle nécessaire en Corrèze dans la journée, et le soir à la Bastille ? Pourquoi ne pas fêter là où on vote ? Toujours cette idée des hommes politiques d’être partout indispensables…

- Ensuite qu’avait il besoin de prendre un politique anciennement condamné comme PM ?                   Il n’y avait donc aucune « pointure » disponible sans casier ?

- Enfin, cette cérémonie de passation de pouvoirs, avec ces trois entorses à l’élégance :

  • pas un mot dans le discours sur les « années sarko », la crise non citée…
  • le Président nouveau qui revient au plus vite après avoir salué son prédecesseur, sans prendre le temps de le voir sortir de la cour.
  • et ce déjeuner avec uniquement les anciens premiers ministres de gauche, comme si on fêtait plus la victoire d’un camp que le rassemblement d’un peuple à travers les vicissitudes des 20 dernières années…  Juppé, Raffarin, de Villepin, Fillon, n’auraient pas fait pâle figure à côté de Mauroy, Fabius, Rocard, Cresson, Jospin… un dialogue avec eux pourraît même être ne pas être totalement inutile…

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Un héros ordinaire

Posté par bifaceb le 15 mai 2012

 

Jean-Marc Ayrault sera le prochain premier ministre, nous dit-on.

Comme François Hollande, comme Jean-Pierre Bel, il n’a jamais été ministre !

Cette configuration est inédite et insolite, les trois plus hauts personnages de l’Etat sans expérience du moindre portefeuille ministériel !

C’est surprenant presque inquiétant dans une République où nous sommes habitués à ce que les politiciens soient bien souvent de « vieux briscards », habitués des assemblées, des cabinets, des mairies, des territoires, et aussi des ministères…

Ce ne sont pas non plus des perdreaux de l’année : ils ont tous les trois un long passé politique, un solide ancrage dans le terroir, en province : Nantes, Corrèze, Ariège, mais ils ont en commun cette fraîcheur de ceux qui n’ont pas directement été au pouvoir.

Peut-être une clé de leur réussite !

En dehors, ou avant leur carrière politique, les parcours professionnels de ces trois personnalités, quasiment du même âge, est par ailleurs réduit : quelques années prof d’allemand pour l’un, quelques années animateur et directeur d’un office du tourisme pour l’autre, quelques années conseiller de l’ombre du Président pour le troisième : ainsi la politique permet à des ambitieux de monter au plus haut, au-delà de toute réussite professionnelle…

A titre personnel, je préfèrerais que la politique soit une seconde occupation durant une première partie de  vie  « normale », puis devienne un métier pour ceux qui ont déjà vécu par ailleurs….

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La deuxième campagne est toujours ratée…

Posté par bifaceb le 7 mai 2012

Le Monde titrait, à propos de la campagne de NS : retardée et improvisée…

Les racines de sa défaite sont plus lointaines : le comportement arrogant d’ « enfant gâté » des années 2007-2008 d’un Président se croyant tout permis : les attitudes agressives, transgressives, les propos tranchants, toujours confiant dans son étoile, ses capacités politiques, son aptitude  à conquérir et garder le pouvoir… s’autoproclamant ironiquement DRH du PS, continuant à fréquenter ses  cercles de donateurs, d’amis fortunés et intéressés, à laisser le ministre du budget collecter les fonds, mais incapable d’installer un dialogue, un débat, sur la réforme des retraites…

Les racines sont aussi à trouver dans la crise, les crises, ce tsunami issu d’un système financier déréglé qui a failli faire sombrer banques et assurances, qui a eu des conséquences sur l’économie réelle, a fait croître le chômage et rendue faible la croissance du pouvoir d’achat,  avant de faire retomber ses droits et son poids sur les dettes des Etats et les contribuables, les citoyens.

Mais NS y croyait, avec son expérience des campagnes, des tactiques politiques, des débats, …

Et, de ce point de vue, il a vraiment et largement raté !

Cachant la date de son début de campagne, voire sa candidature, semblant « embusqué », avancer masqué, il a semblé manquer de sincérité.

Et cette affiche, La France Forte, avec cette mer vide, personne n’a compris pourquoi, et ce slogan, tellement détournable et moqué … ce clip du second tour qui relevait plus de l’agit-prop que de la vision, la conviction…

Cette bizarre prétention à être le meilleur lui a fait croire qu’il allait survoler le débat où il parut, au contraire, fatigué, presque déphasé, dépassé, incapable de répondre de manière adéquate à l’éloquente et brillante anaphore de  FH.

La campagne de FH

c’est normalité, ténacité, tonicité, pugnacité, lucidité et peu d’idées,

qui l’a emporté sur demi-vérités et agressivité…

Il est vrai que la presse ne fut guère favorable au Président sortant,

mais c’était aussi à lui de mieux gérer cette corporation sensible.

Une dernière observation : les courbes des sondages de second tour permettent à n’importe quel statisticien , par une simple régression, de montrer que dans un mois, début juin, les courbes se croisent, et le sens de l’élection s’inverse !!! … Où sont les législatives ?

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Débat ou combat ?

Posté par bifaceb le 3 mai 2012

 

Le débat « de second tour » d’hier soir fut « tendu », voire « teigneux »…

Chacun dit que son favori a été offensif, combatif, que l’autre fut agressif, négatif…

Tout cela vous a un air de « combat de coqs » politique, qui est la transposée masculine du « concours de beauté » dont avait été affublée la primaire.

Et nous avons vu plus d’affrontement que d’arguments, de volonté d’attaquer l’autre, de dissimuler son projet, plutôt que de présenter le sien et convaincre.

Je reste sur ma déception et préfèrerais un format moins conflictuel « à l’américaine », où chacun s’exprime à tour de rôle pour les spectateurs, sans tenir compte du contradicteur, en face du présentateur qui pose les mêmes questions aux candidats.

Un débat radiophonique aurait été bienvenu : beaucoup de thèmes n’ont pas été abordés, ceux qui écoutent le matin ne sont pas automatiquement les mêmes que ceux qui regardent le soir, et la radio, le son, permet de mieux sortir le fond, le message de son contexte affectif, démonstratif…

On se souvient que, contre Kennedy, Nixon avait été plus convaincant à la radio, mais que la télé avait permis à son jeune, fringant, élégant rival, de remporter l’élection de 1960 !

                                         Débat ou combat ? dans économie politique société démographie decor-debat

 

Nixon-Kennedy dans la politique au quotidien   Kennedy_Nixon_Debat

 

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Demandez le programme…

Posté par bifaceb le 20 avril 2012

Le 20 avril

J’avais commencé en août, presque fini en décembre,

mais arrêté d’y travailler, pour des raisons personnelles, depuis janvier.

 

Il était temps !!

 

Deux jours avant, je me permets de publier, devant la demande pressante,

77 +  propositions regroupées sur 12 thèmes…

Je suis certain que leur originalité, leur puissance,

influeront fortement la fin de cette campagne.

Ou d’une suivante.

 

A – Faire émerger le citoyen européen…

10 propositions

B – Revoir la fiscalité pour plus d’équité,  de cohérence et d’exhaustivité.

9 propositions

C – Favoriser le respect, diminuer la violence.

7 propositions

D – Des citoyens informés, éduqués, libres et responsables.

12 propositions

E – Des services publics adaptés et efficaces.

4 propositions

F –Des entreprises de sociétaires.

 5 propositions

G- Un objectif de société : faire disparaître la misère.

6 propositions

H – Mettre en œuvre un modèle social frugal, équilibré, économique et efficace, donc écologique.

7 propositions

I – Des échanges équilibrés

3 propositions

J – Des institutions adaptées.

 5 propositions

K – Une immigration raisonnée et intégrée.

 6 propositions

L – Innover pour exister et progresser.

3 propositions

M – Made in FR

V – C’est à vous !

 

 

 

A – Faire émerger le citoyen européen…

 

  1. Favoriser lors des élections européennes la possibilité de listes internationales.
  2. Faire élire le Président de la Commission par le parlement européen, parmi les députés élus. Lui demander de présenter son équipe au Parlement, lors d’une déclaration de politique générale, chaque commissaire devant avoir une expérience préalable de ministre ou de parlementaire, national ou européen et devant être spécifiquement approuvé.
  3. Inscrire le référendum d’initiative populaire et/ou parlementaire dans une démarche globale et progressive : tout référendum voté dans un pays pourrait être facilement repris pour être soumis dans les autres, un référendum transeuropéen étant aussi possible.
  4. Organiser les pays qui adhèrent au traité de Schengen et qui ont l’Euro sur la base d’une volonté de convergence des systèmes fiscaux et sociaux, en faire l’Europe en Pointe (EP).
  5. Utiliser la clause de la législation la plus favorable en organisant systématiquement des échanges législatifs, la recherche des lois des pays de l’EP les plus efficaces, et en obligeant chaque parti au parlement à présenter des lois transposées des pays de l’EP.
  6. Permettre à la police de chaque pays d’intervenir sans contrainte à l’intérieur de l’EP, et favoriser la mise en place d’une  justice harmonisée pour permettre aux forces de l’ordre, comme les voyageurs, de ne plus être contraint par les frontières.
  7. Mettre en commun aussi vite que possible les moyens de Diplomatie et Défense pour les EP.
  8. Mettre progressivement en place un gouvernement commun des EP, ministère par ministère, en commençant par ceux qui ont la tutelle des affaires économiques.
  9. Etablir un programme d’histoire européenne (et des liens avec, les régions voisines, les autres continents), enseigné dans tous les pays, débutant par Athènes et Rome, mettant en valeur les valeurs communes, comme les erreurs et les horreurs des siècles passés.
  10. Demander à chaque citoyen de parler au moins trois langues européennes, dont la sienne, définir des langues «  d’échange »*, et favoriser partout l’apprentissage de deux de ces langues.

* Anglais, Allemand, Français, Espagnol ?

 

B – Revoir la fiscalité pour plus d’équité,  de cohérence et d’exhaustivité.

  1. Se donner au sein des EP et au delà, des objectifs partagés de taux et de modalités de prélèvements (exemple : 45% dont 15% en impôts sur la consommation, 15% de cotisations sociales « contributives », 15% d’impôt sur le revenu).
  2. Favoriser la convergence européenne  sur une cible de ce type définie en commun, en visant à terme une diminution du taux de prélèvements obligatoires consécutif à l’amélioration de la pyramide des âges et aux gains de productivité du secteur public.
  3. Se fixer un objectif de remboursement de la dette réaliste (40 ans ?) passant par un premier excédent des comptes publics sous 4 ans.
  4. Mettre progressivement en place une fiscalité « impôt à crédit tout au long de la vie » : un décompte individuel permettrait de voir ce dont chacun s’est acquitté vis-à-vis de l’Etat (impôt sur le revenu, taxes sur les plus values,…), de le comparer à ce qu’il a gagné, perçu,  reçu en héritage et de lui appliquer un taux d’impôt sur les successions en fonction de sa richesse au moment du décès, de sa « valeur ajoutée financière » et de ce rapport revenu perçu/fiscalité payée…
  5. Mettre progressivement en place un système de retraite par répartition « par points », comme en Suède, avec un régime général unique et suffisant, et des systèmes de capitalisation « par-dessus ».
  6. Remettre tous les revenus, les prestations, les gains dans les bases fiscales imposables, de manière équivalente. Accoler la fiscalité des plus-values du capital sur celle des revenus du capital et les rapprocher de celle des revenus du travail.
  7. Agir sur les marges de manœuvre en matière d’amélioration de l’efficacité du système de soins par une coordination systématique et obligatoire entre médecine de ville et médecine hospitalière, par une surveillance des fraudes et abus, par une rationalisation forte et efficace qui préserve qualité et  humanité.
  8. Obliger à l’équilibre du système de santé, en prévoyant dans le budget santé suivant le remboursement d’éventuels dépassements de l’année précédente.
  9. Lutter avec la même détermination contre les fraudes fiscales, sociales, être sans faiblesse contre l’évasion des richesses, décourager l’optimisation fiscale.

 

C – Favoriser le respect, diminuer la violence.

  1.  A l’Ecole, éduquer au respect et à la prohibition de la violence.
  2. Sanctionner au premier délit, avec une graduation en trois temps : Avertissement et sursis de base, Mise en garde et sursis éventuel, Sanction sans sursis.
  3. Simplifier la justice dans son accès comme dans ses process et procès.
  4. Tenter l’expérience d’accepter sur abonnement surveillé de fournir du cannabis.
  5. Permettre à celui qui a été contrôlé de demander une fiche (géolocalisation informatique ?) qui précise l’heure et le lieu du contrôle, gérer ces informations comme la vidéosurveillance…
  6. Positionner des caméras de surveillance là où une menace ou un délit les rendent souhaitable, dans les lieux publics, à partir des équipements publics…
  7. Faire jouer aux fichiers un rôle important, en restant vigilant sur d’éventuels abus, et en respectant strictement les droits d’information et de rectification.

 

D – Des citoyens informés, éduqués, libres et responsables.

  1. Donner dès l’école du sens et de la consistance aux règles de la vie en  société, en insistant sur  le respect de la loi et des autres.
  2. Instruire et éduquer l’ensemble d’une classe d’âge jusqu’à un niveau proche du bac, en lui fournissant les outils nécessaires pour comprendre et agir (langue française, langues étrangères, histoire et géographie,  calcul, sciences physiques, chimiques et biologiques, informatique, droit, économie).
  3. Garder au Baccalauréat son rôle de la vérification de la connaissance et de la culture d’un « honnête homme », au-delà des domaines de spécialité, des savoir-faire de chacun.
  4. Permettre à ceux qui quittent le système scolaire d’y revenir facilement jusqu’à l’âge de 25 ans. Conserver un « droit à la formation » pour ceux qui n’ont pu étudier jusqu’au niveau du Bac.
  5. Définir les besoins et mettre en place les moyens en fonction de ceux-ci.
  6. Donner aux ZEP les enseignants nécessaires, formés et dans la plénitude de leurs moyens, en les rémunérant en fonction de la difficulté et des résultats.
  7. Gérer la carte scolaire à partir des académies, avec la capacité à décider  des affectations des enseignants et des élèves de manière cohérente.
  8. Gérer les sorties anticipées du système scolaire (avant le Bac) en suivant individuellement les élèves concernés.
  9. Accepter que le système d’enseignement supérieur se situe dans la concurrence internationale, qu’il compare ses performances et son efficacité,  qu’il s’assume financièrement, y compris via des droits d’inscription élevés qui pourraient être financés via des bourses ou des prêts adaptés systématiques.
  10. Redonner à la télévision sa mission d’informer et d’éduquer, réserver des horaires pour ces missions de « service public », sur toutes les chaînes,  en assurer la promotion.
  11. Via la, les redevance (s) financer, conformément à des cahiers des charges, un service de télévision publique défini sur tout le territoire, et un droit à un ensemble de téléchargements légal de musique, de films, d’œuvres artistiques, après un délai suffisant pour permettre l’amortissement des investissements effectués par les artistes et leurs producteurs.
  12. Donner systématiquement et simplement accès à chaque adulte à ses informations personnelles administratives, collectives, essentielles :

- informations de santé aussi souvent que nécessaire

Annuellement au moins :

- dépenses de santé

- droits à retraite

- ensemble des impôts payés

-fichiers sur lesquels  figure un citoyen, un individu

 

E – Des services publics adaptés et efficaces.

  1. Garantir à tous les citoyens des services publics accessibles en matière d’Energie, d’Eau, de Transport,  de (Télé) Communications pour la prestation nécessaire à un tarif simple, bon marché et identique sur tout le territoire.
  2. Organiser la coordination entre médecine de ville et médecine hospitalière pour que l’accès aux soins soit assuré, que tous les acteurs du système de santé jouent leur rôle dans ce cadre, soient mis à contribution en fonction des besoins.
  3. Assurer un accès aux prestations de base du réseau bancaire pour tous à un prix modique.
  4. Faire entrer les citoyens dans les instances de décision des services publics, à parité avec les personnels, en matière de décision sur les critères et les offres de service public, en gardant comme objectif permanent l’efficacité, c’est-à-dire l’amélioration du service rendu pour le même coût, ou la diminution des prix proposés.

 

F –Des entreprises de sociétaires.

 

Une société d’associés.

Ni assommés par les impôts et le boulot,

Ni assistés par le social : prestations et allocations,

Nous ne voulons devenir ni actionnaires, ni réactionnaires,

Ni précaires, pas même fonctionnaires,  à peine millionnaires…

 Nous voulons être des acteurs majeurs, dans le travail comme dans la vie,

Notre vision est celle d’entreprises de sociétaires, de propriétaires partenaires.

 

  1. Inclure à parts égales les salariés et les investisseurs dans la direction des entreprises.
  2. Favoriser le développement de l’économie sociale, solidaire, mutualiste, coopérative.
  3. Indexer les rémunérations des dirigeants sur le développement de l’entreprise, le Chiffre d’Affaires, la Valeur Ajoutée, et non sur la croissance du bénéfice et des cours.
  4. Donner aux épargnants un pouvoir sur l’utilisation des fonds qu’ils mettent à disposition de l’économie, pas uniquement en tant que clients, mais aussi en temps que citoyens.
  5. Privilégier les « circuits court » : salariés, retraités, partie prenantes, pour investir et diriger les entreprises.

 

G- Un objectif de société : faire disparaître la misère.

  1. Retravailler les notions de pauvreté et de misère en fonction des situations personnelles et familiales. Définir un seuil situant le niveau de vie minimal recherché, permettant d’être logé, chauffé, nourri, soigné, de se déplacer, d’être bien informé et de communiquer (télévision, téléphone et internet), …
  2. A chaque législature, se fixer un objectif de réduction du nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté.
  3. Fixer le minimum Vieillesse/Retraite à un niveau supérieur à ce seuil, modulé en fonction de la famille.
  4. Donner mission aux collectivités locales et à l’Agence pour l’Emploi de proposer des « heures de travail de complément » payées au moins au SMIC à tous ceux dont les allocations les situent en dessous de ce seuil pour leur permettre d’atteindre  au moins ce niveau de ressources.
  5. Proposer un logement décent à tous ceux qui le demandent, moyennant un loyer raisonnable, dans un lieu et avec un confort défini par les pouvoir publics en fonction des possibilités, en privilégiant le rapprochement avec l’activité.
  6. Définir la population cible de ces mesures : ne pas donner de droits à ceux qui ne sont pas en situation légale, ou à ceux qui refusent les contreparties demandées.

 

H – Mettre en œuvre un modèle social frugal, équilibré, économique et efficace, donc écologique.

  1. Moins construire, moins produire, et plus partager, échanger, réutiliser, recycler, et ainsi  vivre mieux.
  2. Reconnaître l’agriculture de qualité, indispensable à une nourriture saine, comme un acteur majeur de l’environnement et du patrimoine, la financer comme telle. Situer clairement l’industrie dans une perspective écologique autant que productiviste.
  3. Rechercher systématiquement la mutualisation des équipements, la gestion partagée possible des biens.
  4. Diminuer l’incitation à (sur) consommer en réduisant progressivement la publicité, par exemple en testant l’obligation pour les télévisions d’ un jour mensuel, hebdo, de repos, sans pub, ou de plus de secteurs interdits de pub, ou de pub informatives et non incitatives…
  5. Intégrer et publier l’impact « vert » de toutes les décisions et des investissements.
  6. Diminuer les inégalités qui, via l’envie, génèrent une croissance « artificielle » des besoins en suscitant une « course au rat », une « course à l’échalote » ou chacun fixe ses objectifs en fonction des réussites de ses voisins.
  7. Désintermédier, définanciariser, démondialiser, dans la mesure du possible, autant que nécessaire…Privilégier les circuits courts, informer les consommateurs, du lieu des conditions de production, accepter de privilégier le « local » par rapport au globalisé.

 

I – Des échanges équilibrés.

  1. Définir un périmètre d’activité suffisant, la Zone Euro par exemple, et s’obliger à commercer avec les grandes zones économiques (USA, Golfe, Chine, Inde, Afrique, Amérique Latine,…) sur la base de la réciprocité pour parvenir à des échanges équilibrés, et donc durables…
  2. Mettre des conditions de « soutenabilité et d’humanité » dans les normes de  commerce.
  3. Accepter de financer un certain nombre de politiques publiques par des prélèvements à l’importation du type « TVA sociale et environnementale ».

J -Des institutions adaptées.

  1. Fixer le mandat du Président à 6 ans non renouvelable durant lequel il doit se situer « au dessus des partis », suivi de Législatives conduites par des chefs de parti aspirant à diriger le gouvernement responsable devant l’Assemblée.
  2. Définir les élections locales au demi mandat présidentiel, elles aussi toutes les 6 ans. Des élections régionales et départementales sur les mêmes listes, comme pour les villes et les agglomérations.
  3. Réduire à 500 l’Assemblée, dont 20% de proportionnelle, et, à titre d’expérience,  quelque % de citoyens « tirés au sort » parmi les conseillers municipaux volontaires. Ramener à 300 le nombre de sénateurs et revoir leur mode d’élection. Faire participer au congrès les parlementaires européens. Réorganiser le Conseil Economique et Social pour que ses membres soient tous élus, et représentent les corps intermédiaires nécessaires.
  4. Interdire le cumul des mandats et décourager les politiciens d’en faire leur profession.
  5. Fusionner les plus hautes juridictions pour en faire une Cour Suprême ayant autorité sur l’ensemble des juridictions.

 

K – Une immigration raisonnée et intégrée.

  1. Favoriser le développement de tous les pays qui seul permettra à terme une libre circulation des personnes.
  2. Définir une cible d’immigration qui permette l’équilibre des générations présentes sur le territoire, qui se concentre sur les immigrés francophones et francophiles, qui intègre le retour dans le pays d’origine.
  3. Se fixer comme objectif « zéro situation illégale sur le territoire », en créant un nouveau statut pour les immigrés irréguliers que la France ne peut, ou ne veut, expulser, mais qu’elle ne veut, ou ne peut, intégrer. Un statut de « résident restreint  ou immigré assigné» avec des droits limités (par exemple en terme de déplacement, d’hébergement,…), qui ne se transforme pas automatiquement  en régularisation, et  que celle-ci, si elle a lieu, soit plus difficile et couteuse qu’une immigration régulière.
  4. Intégrer les populations en respectant leur passé.
  5. Eviter de pénaliser les pays qui ont formé les immigrés en  permettant à ceux-ci de revenir dans leur pays avec compétences, expérience et capital…
  6. Parvenir à se mettre d’accord avec des historiens, puis à formuler au niveau politique, un discours cohérent qui désarme les conflits entre l’Afrique et l’Europe.

 

L – Innover pour exister et progresser.

 

  1. Favoriser l’innovation en développant la culture de l’entrepreneuriat et de la prise de risque dès le niveau du Baccalauréat.
  2. Rechercher systématiquement  « en dehors » les innovations pour les adapter, les améliorer et les dupliquer.
  3. Encourager les idées et les échanges, les nouveautés susceptibles d’améliorer notre Bonheur National Brut, le destin de notre collectivité…

 

 

M –  comme Made in FR

Ce projet est totalement Made in France, et très précisément, Made in François !

 

V – comme Vous

Les acteurs du projet, c’est nous, c’est Vous…

Dans ce programme, il y a la place pour vos propositions.

C’est à toi, juste en dessous, là …

 

1.

2.

….

 

 

 

 

 

 

 

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une vision, des propositions…

Posté par bifaceb le 20 avril 2012

Cette campagne est terne, n’arrive pas à donner envie de voter sinon pour des raisons partisanes, militantes, ou pour des querelles de personne, de caractère, ou pour une « image » caricaturale. Les sujets de débat entre les candidats sont pourtant nombreux, et complexes. Certains, l’Europe, l’Energie, l’Education déterminent notre avenir à moyen terme. D’autres, Insécurité, Immigration, Impôts, sans doute plus conjoncturels, sont aussi des dossiers majeurs du moment, comme Compétitivité, Chômage, Pouvoir d’Achat, Pauvreté, Santé, Sécurité, Services Publics, Institutions. De tout cela, de ces douze thèmes on parle peu, vite, car il est tellement plus facile pour les journalistes, commentateurs de parler de tel sondage, telle rumeur, telle petite phrase, tel propos de campagne et pour les candidats de pilonner leurs adversaires en faisant semblant d’élever le débat…

Ce que j’aurais souhaité,  c’est une vision, une ambition, une perspective, avec, seulement au-delà, des propositions… Je vois l’argument que les précédents présidents n’avaient pas plus cette vision, que leur image suffisait. C’est en partie vrai, mais aussi inexact : de Gaulle « était » le rétablissement et le redressement de la France, Pompidou voulait de développement économique rapide, Giscard symbolisait la modernité, la prise en compte des aspirations post 68, Mitterrand 81 mettait la Gauche « classique »  au pouvoir, des nationalisations qui redonneraient du pouvoir à l’Etat, de la redistribution … a partir de là, c’est plus flou : du « ni-ni » à la « fracture sociale », « travailler plus pour gagner plus » , le slogan prend le pas sur l’idée, l’idéal. Je rêve d’une campagne, d’un candidat, qui s’interdirait de commenter, critiquer ses adversaires mais aurait à cœur à nous dire comment il voit la France en 2017, 2020, 2022, pourquoi il a cette perspective, comment il réalisera, nous réaliserons cette ambition, quel dessein sur, par exemple les  points ci-dessous. Cela ne me semble pas au-delà des compétences d’hommes politiques professionnels, brillants intellectuels. S’ils ne le font pas, s’ils restent dans les mesures immédiates, c’est sans doute par prudence, défiance envers leurs propres capacités à réaliser, et aussi car les médias, les concurrents les pressent sur les lendemains, que les militants aiment le concret, que les électeurs sont sans doute dubitatifs sur les engagements rendus flous par le terme trop éloigné.

Ce n’est pas le lieu ici de développer un projet 2020, mais je suis certain que chacun des commentateurs serait capable de participer à en définir un. Quelques idées parmi d’autres: Un objectif d’éradiquer la pauvreté, Des entreprises de partenaires/sociétaires, Un droit à l’information citoyenne, Un modèle de croissance ralentie, apaisée, équilibrée, L’émergence d’un citoyen européen. Et, bien sûr, le projet d’Exposition universelle en 2025, auquel j’ajouterais, pour le long terme, la proposition d’une fusion « entre pairs » de la France et de l’Allemagne en 2050, lorsque les populations seront équivalentes, avec une capitale à Strasbourg/Khel.

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chasse au gaspi…

Posté par bifaceb le 20 avril 2012

Au moment des pics de consommation électrique, durant la vague de froid de février,  les médias nous disaient que nous risquions chaque soir « l’implosion » du système et la panne faute de mégawatts disponibles, j’observais que les moyens de régulation de la consommation d’énergie existent peu, ne sont pas proposés, et seraient pourtant bien nécessaires….

deux exemples privés et un public:
- mon chauffage central est au gaz, certaines pièces sont trop chaudes lorsque les autres sont tièdes: les robinets thermostatiques sont rares, chers, et fragiles… il faut insister auprès du plombier pour les faire poser…
- dans notre résidence secondaire, des radiateurs électriques à accumulation maintiennent un « hors gel » à 8°, et sont activables pour chauffer avant notre arrivée. EDF/ERDF ne propose aucun service pour fermer à distance nos circuits électriques, et les réenclencher ensuite…
- le matin à 8h, il faisait jour, l’éclairage public de ma rue était allumé…à quand un oeil électrique de régulation par rue ?

Chacun aura d’autres exemples personnels…

Les écologistes ont raison de dire que notre société a été conçue pour consommer, voire gaspiller, plutôt qu’ajuster, réguler, économiser, recycler…

En cela leur discours peut porter,

et on saisit mieux comment alors limiter la production électrique, dont le nucléaire…

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après JC

Posté par bifaceb le 18 décembre 2011

Il termine sa vie politique comme il l’a menée, sur un déni de réalité en forme de pirouette :

« je n’ai plus la force nécessaire pour mener le combat », motif étonnant pour celui qui ne s’est jamais présenté à son procès et s’est payé les services des meilleurs avocats.

J’imagine plutôt que JC a eu envie de tourner la page et de jouir de ses confortables recettes en signant des livres de mémoires qui évitent les zones d’ombre. En particulier ces emplois fictifs qui l’ont aidé à aller de la Mairie de Paris à l’Elysée, en 1995, alors que la loi sur le financement des partis votée à l’initiative de Mitterrand/Rocard existait déjà depuis 1991.

JC a beaucoup fauté dans ce domaine, multicumulard de mandats : en même temps, Président du CG de Corrèze et maire de Paris, ou Premier Ministre et Secrétaire Général du RPR, jouant sans vergogne les vases communicants entre les uns et les autres.

Eternel candidat de 1974 à 1995, plus longuement que Mitterrand, il a usé de toutes les ressources possibles pour parvenir à son objectif : Etre Président de la République, avant d’être, une fois élu en 1995, réélu en 2002, un Président dépassé par les évènements.

Justice est ainsi rendue avec beaucoup de retard mais l’opinion publique sait qu’il faut parfois du temps pour trouver et juger les coupables et admet de moins en moins la prescription, cette volonté de tourner la page au nom de « la paix des ménages »…

Les juges ont ainsi clos un chapitre qui aurait pu l’être dès 1998 si JC avait alors parlé et ainsi sauvé le soldat Juppé, changeant peut-être complètement le paysage politique.

Maintenant … laissons le à sa retraite, qu’il profite de ses vieux jours en démissionnant du Conseil Constitutionnel, la moindre des choses pour un homme condamné pour détournement de fonds publics, et espérons que ses successeurs seront plus francs, honnêtes …

que JC reste au XX ème siècle !

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