• Accueil
  • > la politique au quotidien

chantage au chômage

Posté par bifaceb le 14 janvier 2016

 

Dans l’approche  marxiste, le lumpen prolétariat survit dans la misère pour pouvoir faire pression sur les travailleurs salariés en leur disant : revendiques, fais le malin, tu seras mis à la porte demain et en liste noire jusqu’à la fin de ta vie, des milliers d’autres seront contents de prendre ta place pour une bouchée de pain.

Même si, à la marge, ce comportement es toujours d’actualité, nos sociétés sont assez régulées et protégées dans ce domaine et ce chantage à l’individu sur l’emploi marche moins bien.

Alors, le discours du patronat est différent et s’adresse maintenant au gouvernement : vous voulez des emplois pour être en position de réélection : cédez à nos revendications et nous verrons, sinon, nous maintenons une politique atone et le nombre de chômeurs augmentera…

Avec ce type de raisonnement, les salaires comme le code du travail risquent d’être des victimes à perpétuité, au moins tant que le gouvernement cédera.
Et le plus formidable, c’est que ce raisonnement s’appuie sur un mensonge visible : entendre le « patron des patrons » dire que l’objectif de l’entreprise est de créer de l’emploi, alors même que son objet social est différent, et que celui qui sacrifierait les marges, le profit, à l’emploi, les salaires serait non seulement débarqué, mais pourrait être poursuivi en justice pour un tel détournement des missions qui lui ont été confiées !
M.Gattaz fait semblant, quand cela l’arrange, d’ignorer la lutte des classes !

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

expatriés, rapatriés, réfugiés, réalités

Posté par bifaceb le 7 décembre 2015

 

La différence de terme renvoie bien à des réalités différentes :

- les rapatriés d’Afrique du Nord en 61-62 avaient des attaches en métropole, de la famille,
des qualifications qui ont permis leur intégration dans l’économie,
le tout dans le contexte de croissance des trente glorieuses

- les expatriés vont dans un pays pour y exporter leur savoir faire, leurs capitaux,
pour lesquels le pays d’accueil est demandeur.

Ils sont en général peu nombreux, ont un pouvoir d’achat qui intéresse le commerce local,
et ont pour projet, en général, de repartir du pays, au pays au bout de quelques années,
ce qui n’empêche pas quelques tensions avec les « locaux »

- les réfugiés arrivent dans le pays qu’ils ont plus ou moins choisi démunis,
avec des qualifications, une langue souvent inadaptées, une culture différente
Leur insertion dans la société est plus longue, difficile, couteuse,
sans emmener le débat vers l’intégration vs assimilation.

Tant que les défenseurs des migrants confondront volontairement ces termes,
le débat véritable ne commencera pas.

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

l’arroseur arrosé

Posté par bifaceb le 3 décembre 2015

 

Sage décision de justice qui a condamné aujourd’hui BT à rembourser les centaines de millions touchés.

Lui qui a toujours acheté à bas prix, « redressé », c’est à dire rentabilisé en force les boîtes,
et bâti là dessus une belle fortune,

était mécontent qu’ « on », sa banque de l’époque, lui applique cette même posologie :

« vous êtes en difficulté : je vous achète vos actifs à bas prix,
je mets le paquet pour restructurer et licencier,
je revends dès que possible en empochant les gains,
en oubliant, autant que possible, toutes mes promesses… »

Il s’en veut d’avoir été faible, naïf, d’avoir trouvé meilleur que lui à ce jeu.

 Car :

« tel est pris qui croyait prendre », sagesse populaire,

« à malin, malin et demi », sagesse populaire bis,

« qui sème le vent récolte la tempête », proverbe républicain,

 » celui qui a tiré l’épée périra par l’épée », maxime biblique !

 

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

hors sol et solaire

Posté par bifaceb le 21 novembre 2015

 

Ces deux mots aux consonances quasiment inversées sont apparus durant les dernières semaines dans nos médias :

 

- hors sol, pour désigner un technocrate éloigné des réalités situé à Bruxelles, à Washington, Londres, Berlin ou même Paris,
qui n’a pas idée de ce que vivent les français, un peu trop international, cosmopolite et interlope aurait on dit il y a 80 ans.

- solaire, à l’inverse, pour admirer quelqu’un à la personnalité rayonnante, une belle personne qui attire autour de lui.

Il y en avait parmi les victimes de vendredi 13.

 

Publié dans culture, économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

ma cassette !

Posté par bifaceb le 7 octobre 2015

avare cassette

oui, cela c’était avant !

 

 

et maintenant :

 

Dans  cette photo largement diffusée, commentée

DRH Air France tablette

je remarque la tablette que le DRH serre contre lui.

peut-être était ce un enjeu de cette violence:
les données de la tablette !!

DRH Air France cloture

là, il ne semble plus l’avoir,

l’ a t il donnée à quelqu’un pour la mettre en sécurité ?

La cassette date d’avant le XIX eme,
la mallette était l’accessoire du cadre du XX eme,
la tablette sera notre compagnon du XXI eme !

 

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | 1 Commentaire »

rsa, local ou européen ?

Posté par bifaceb le 30 septembre 2015

 

Plusieurs départements ont du mal à payer le RSA « socle », charge qui leur incombe suivant la loi,
dans le cadre de décentralisation de l’ »action sociale » (lois de 1983, 2003, 2008).

L’idée est que le département peut, mieux que d’autres,
gérer « au plus près » les difficultés d’insertion, faire le lien  entre aide sociale et recherche d’un travail.
et éventuellement radier un bénéficiaire indu, même s’il n’en maitrise ni les critères ni les montants.

L’expérience montre que cela fonctionne mal, que le RSA « socle »est largement une aide
payée sans lien avec l’activité, et que les départements « pauvres », qui ont moins d’activité économique,ne peuvent pas payer. Ces départements demandent une renationalisation du RSA.

J’en suis d’autant plus partisan que je n’avais jamais compris cette décentralisation:
pour être solidaire, il faut des transferts des régions les moins touchées par la crise
vers celles le plus en difficulté.

Je serais même favorable à un élargissement progressif du RSA dans le cadre de l’intégration
économique européenne, de la mise en place de l’Europe sociale, avec, par exemple,
un élargissement rapide à l’Allemagne, au Benelux, avec des règles à négocier,
éventuellement  à ajuster.

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

macron à répétition

Posté par bifaceb le 25 septembre 2015

 

Tous les jours une nouvelle petite phrase plus ou moins en off,

pas vraiment assumée, expliquée, et donc non discutable ni discutée.

Bon, chacune de ces idées n’est pas vraiment originale,
elle figurent dans les programmes de droite ou du patronat depuis des décennies,

mais la presse adore, les médias reprennent en boucle avec beaucoup d’innocence feinte,

et la machine à reprises, commentaires, phrases et antiphrases s’emballe sans rien apporter
sur le débat de fond.

Régulièrement, tous les 4 ou 5 ans, les médias s’entichent d’une « nouvelle » personnalité politique,
plus jeune, un peu originale, qu’ils encensent sans modération… avant souvent de s’en désintéresser.

Ségolène Royal, Nicolas Hulot,
aujourd’hui Emmanuel Macron, laissez les mener leur vie politique !

Publié dans la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

inégalités en baisse

Posté par bifaceb le 22 septembre 2015

Pour une fois que j’étais d’accord avec un article du Monde, qui reprenait sans biais , sans arrangement avec les réalités, me semble t il, la publication de l’INSEE* , le titre au moins est malvenu, je ne vois pas où est le contraste.
Le mot est juste là, à mon sens, pour affaiblir la portée du titre et relativiser le  contenu de l’article !

pourtant, les chiffres ne sont pas si négligeables: 1,1 % de progression en euro constant pour le premier décile, un coefficient de gini qui diminue de 5% , revenant au chiffre d’avant-crise !

et une diminution du niveau de vie dans les deux derniers déciles !!

* sans lien internet vers elle, dommage.
je le donne, moi ! http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1566

ATD quart monde en minimise la portée, j’entendais à la radio, Louis Maurin, président de l’observatoire des inégalités, dire que le recul du niveau de vie moyen faisait que les 60% s’appliquant à un revenu en baisse pouvait faire sortir mécaniquement des gens de la pauvreté, sans que leur niveau de vie propre s’accroisse.  c’est juste, mais vrai aussi dans l’autre sens, et , globalement, plus souvent: entraient dans la pauvreté avec un pouvoir d’achat en croissance des personnes dont le revenu, pourtant, progressait, mais moins vite que la médiane. C’est un sujet intéressant, qui mérite mieux qu’un propos simpliste.

En tout cas, c’est, clairement, un résultat lié à l’arrivée de l’équipe de François Hollande et Jean marc Ayrault au pouvoir, un des rares dont ils puissent être fiers !

 

 

En France, une baisse contrastée des inégalités

LE MONDE ECONOMIE | 22.09.2015 à 10h54 • Mis à jour le 22.09.2015 à 13h08 | Par Marie Charrel

Des bénévoles du Resto du Coeur au Marché de Gros de Tours, le 25 août 2015.

C’est une bonne nouvelle, même si les chiffres restent modestes. D’après l’étude de l’Insee sur « Les niveaux de vie en 2013 » publiée mardi 22 septembre, les inégalités ont un peu baissé en 2013 en France, confirmant la tendance amorcée l’année précédente. « Les inégalités entre les plus modestes et les plus aisés se réduisent », constatent les experts de l’Insee.

Pour établir ce constat, les statisticiens de l’institut ont passé en revue plusieurs indicateurs. Le premier, appelé indice de Gini, varie de 0 à 1, la valeur 1 représentant le seuil d’inégalité le plus extrême. En 2013, il s’est établi à 0,291, contre 0,305 en 2012. « Ce repli, d’une ampleur inobservée depuis 1996, efface l’augmentation de 0,013 enregistrée depuis le début de la crise, entre 2008 et 2011 », souligne l’Insee. Pour comparaison, l’indice de Gini s’élevait à 0,289 en Allemagne en 2012, selon l’OCDE, et à 0,351 au Royaume-Uni.

L’autre façon de mesurer l’inégalité est de rapporter le niveau de vie des 20 % les plus riches à celui des 20 % les plus modestes. Là aussi, le constat est le même : ce rapport a baissé de 4,6 à 4,3 entre 2012 et 2013.

Ce n’est pas tout : le taux de pauvreté monétaire, mesurant le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (60 % de la médiane des niveaux de vie), a reculé à 14 %, contre 14,3 % en 2012. Il a ainsi retrouvé son niveau de 2010. « Il s’agit surtout d’une diminution mathématique », nuance l’association ATD Quart monde, dans un communiqué. « Une baisse de 0,3 % ne peut pas se constater sur le terrain, les pauvres n’ont pas du tout vu leur situation changer. »

Le niveau de vie des 10% les plus pauvres a progressé

L’étude de l’Insee révèle également que le niveau de vie médian était de 20 000 euros annuels il y a deux ans, soit 1 667 euros nets par mois. Cela signifie que la moitié des Français affiche un revenu disponible de plus de 20 000 euros par an, tandis que l’autre moitié est au-dessous. En moyenne, ce chiffre a reculé de 0,2 % par an depuis 2008, alors qu’il avait progressé de 1,7 % par an entre 2004 et 2008.

Mais le constat est plus contrasté lorsque l’on rentre dans le détail. En effet, le niveau de vie du premier décile, qui correspond aux 10 % de Français touchant moins de 10 700 euros par an, a progressé de 1,1 % en euros constants en 2013. « C’est la première fois depuis le début de la crise qu’il augmente », souligne l’Insee. A l’inverse, le niveau de vie du neuvième décile (les 10 % percevant plus de 37 200 euros par an) a reculé de 1,8 %.

Ces tendances vont à l’encontre de celles observées au Royaume-Uni et surtout aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, les inégalités se sont en effet durement creusées depuis le choc des subprimes, le 1 % des plus aisés s’enrichissant au détriment des 99 % autres, dénonce notamment l’économiste français Thomas Piketty dans son dernier ouvrage, Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013).

Hausse de la fiscalité pour les plus riches

Comment expliquer cette spécificité française ? D’abord, la part des revenus du patrimoine, comme les loyers touchés par les propriétaires ou les rentes financières telles que les intérêts et dividendes, a baissé de 11,9 % à 10,9 % du revenu disponible de l’ensemble des ménages. Or, ces revenus du patrimoine représentent plus du quart des revenus des 10 % les plus aisés.

De même, les ménages plus riches ont été les premiers concernés par la hausse de la fiscalité appliquée après l’élection de François Hollande. A l’exemple de la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu à 45 %, ou encore, du plafonnement des avantages liés au quotient familial. En 2013, les impôts représentaient ainsi 27,9 % des revenus disponibles des 10 % les plus aisés, contre 26 % un an plus tôt.

A l’inverse, la progression des revenus les plus modestes est pour l’essentiel liée à la hausse des heures travaillées sur l’année, explique l’Insee. Qui souligne également que le taux de pauvreté des chômeurs a baissé de 38,7 % à 37,3 % entre 2012 et 2013 grâce à « l’augmentation des montants des allocations-chômage perçues ». Preuve que les amortisseurs sociaux français, parfois dénoncés comme trop coûteux ou mal conçus, ne fonctionnent pas si mal.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/22/en-france-une-baisse-contrastee-des-inegalites_4766737_3234.html#YV403pDWG6TrUokP.99

 

 

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

35 leurres

Posté par bifaceb le 28 août 2015

 

 

Emmanuel Macron a dit, devant le MEDEF :

La France « a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans elles (…) Que la France pourrait aller mieux, en travaillant moins. C’était de fausses idées ».

la miniphrase sur la quantité de travail a fait le bonheur des médias, mais

dans une déclaration transmise vendredi matin à l’AFP, il a assuré qu’il ne « parlai(t) pas des 35 heures », le travail restant « le plus beau combat de la gauche », invitant à « écouter le discours, pas réagir à des commentaires ».

 

J’ai eu peur, car, effectivement , le combat pour la réduction du temps de travail est une constante historique de la gauche,
qui aboutit à des travailleurs ayant du temps libre pour s’épanouir dans leur vie familiale, sociale, leurs loisirs…

Donc que veut dire la phrase citée ?
Elle n’a aucun sens  (La France ne travaille pas, ce sont les Français,  individuellement est différent de collectivement, etc…)
elle juste là pour attirer l’attention, faire parler du ministre, lui donner un air conquérant,

et, à mon sens, constituer un leurre: on parle des 35h , on recadre, on se pseudochamaille et on ne fait rien bouger…

mais, dans la ligne de mire du MEDEF, bien plus que les 35h, il y a le code du travail !
le MEDEF a fixé le calendrier : il veut que celui-ci soit revu avant la fin de l’année !
là , le discours du gouvernement sera moins bravache, mais plus efficace …

Je me permets une suggestion:
qu’il s’inspire/reprenne le code du travail allemand,

puisque le made in Germany semble à la mode.
Il y trouvera moins de complexité, certainement,
mais aussi l’association des salariés aux décisions.

 

 

 

 

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

référendum en GB : histoire vs géographie

Posté par bifaceb le 29 juillet 2015

 

 Tel que je  comprends cet article, un pakistanais, un australien résidant à Londres pourront voter,
un français y travaillant, non !

C’est faire bon marché de la géographie et des liens qu’elle tisse,
c’est privilégier une vision historique du Royaume Uni,

du temps où il empirait sur la planète entière !

 

Citoyens européens exclus

Le seul référendum sur la question de l’appartenance du pays à l’UE remonte à 40 ans, à une époque où le bloc européen était un marché commun plus qu’un objectif politique. David Cameron s’est engagé à organiser le nouveau scrutin d’ici à fin 2017, mais pourrait l’avancer à 2016. L’électorat sera pratiquement le même que pour les élections législatives, c’est-à-dire composé des citoyens britanniques et des citoyens irlandais et du Commonwealth résidents au Royaume-Uni, tous âgés de plus de 18 ans. Contrairement à ce qui se fait lors des législatives, les membres de la Chambre des Lords pourront voter.

Les ressortissants de l’Union européenne, autorisés à voter lors des élections locales, seront tenus à l’écart. Les eurosceptiques craignaient qu’ils s’expriment massivement en faveur du maintien dans l’UE et fassent ainsi pencher la balance contre la sortie ou « Brexit ». Juste après le discours de la reine, David Cameron commencera son offensive diplomatique auprès des autres États membres de l’UE, en commençant par les potentiels alliés susceptibles d’appuyer ses velléités de réforme, ainsi que par les poids lourds de l’UE.

Publié dans économie politique société démographie, la politique au quotidien | Pas de Commentaire »

12345...19
 

Racisme Anti Kabyles |
alfredsylvens |
Marie Anne Isler Senatorial... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | libre pensée
| le rôle de la France dans l...
| athmanebessalem