ma cassette !

Posté par bifaceb le 7 octobre 2015

avare cassette

oui, cela c’était avant !

 

 

et maintenant :

 

Dans  cette photo largement diffusée, commentée

DRH Air France tablette

je remarque la tablette que le DRH serre contre lui.

peut-être était ce un enjeu de cette violence:
les données de la tablette !!

DRH Air France cloture

là, il ne semble plus l’avoir,

l’ a t il donnée à quelqu’un pour la mettre en sécurité ?

La cassette date d’avant le XIX eme,
la mallette était l’accessoire du cadre du XX eme,
la tablette sera notre compagnon du XXI eme !

 

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rsa, local ou européen ?

Posté par bifaceb le 30 septembre 2015

 

Plusieurs départements ont du mal à payer le RSA « socle », charge qui leur incombe suivant la loi,
dans le cadre de décentralisation de l’ »action sociale » (lois de 1983, 2003, 2008).

L’idée est que le département peut, mieux que d’autres,
gérer « au plus près » les difficultés d’insertion, faire le lien  entre aide sociale et recherche d’un travail.
et éventuellement radier un bénéficiaire indu, même s’il n’en maitrise ni les critères ni les montants.

L’expérience montre que cela fonctionne mal, que le RSA « socle »est largement une aide
payée sans lien avec l’activité, et que les départements « pauvres », qui ont moins d’activité économique,ne peuvent pas payer. Ces départements demandent une renationalisation du RSA.

J’en suis d’autant plus partisan que je n’avais jamais compris cette décentralisation:
pour être solidaire, il faut des transferts des régions les moins touchées par la crise
vers celles le plus en difficulté.

Je serais même favorable à un élargissement progressif du RSA dans le cadre de l’intégration
économique européenne, de la mise en place de l’Europe sociale, avec, par exemple,
un élargissement rapide à l’Allemagne, au Benelux, avec des règles à négocier,
éventuellement  à ajuster.

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russie en syrie

Posté par bifaceb le 30 septembre 2015

 

Un point que je n’avais pas compris, que j’ai entendu récemment sur les ondes,

est que l’alliance Russie-Syrie est basée sur une raison géostratégique,

qui va bien au delà du soutien à un régime ami, de le la crainte du pouvoir pris par la rue, le peuple,

la Russie dispose en Syrie, à Tartous surtout, à Lattaquié aussi,
de ses deux seuls ports amis sûrs, fidèles, en Méditerranée.
et Tartous abrite une grande base navale russe.

Quand on connait l’importance de l’accès aux « mers chaudes »  pour la Russie,
qui n’a pas été facilité par le conflit avec l’Ukraine,

je comprends mieux que la Russie puisse implicitement se satisfaire d’une partition de fait de la Syrie,laissant une zone de combat avec Daech à l’Est, dans les déserts syro-irakiens,
mais préservant un pays sur et ami sur une bande côtière de la largeur du Liban ou d’Israel !

ce qui ne fait pas l’affaire de ceux, en Occident, qui veulent éliminer les deux barbaries.

russie en syrie dans économie politique société démographie la-syrie-en-crise

 

 

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macron à répétition

Posté par bifaceb le 25 septembre 2015

 

Tous les jours une nouvelle petite phrase plus ou moins en off,

pas vraiment assumée, expliquée, et donc non discutable ni discutée.

Bon, chacune de ces idées n’est pas vraiment originale,
elle figurent dans les programmes de droite ou du patronat depuis des décennies,

mais la presse adore, les médias reprennent en boucle avec beaucoup d’innocence feinte,

et la machine à reprises, commentaires, phrases et antiphrases s’emballe sans rien apporter
sur le débat de fond.

Régulièrement, tous les 4 ou 5 ans, les médias s’entichent d’une « nouvelle » personnalité politique,
plus jeune, un peu originale, qu’ils encensent sans modération… avant souvent de s’en désintéresser.

Ségolène Royal, Nicolas Hulot,
aujourd’hui Emmanuel Macron, laissez les mener leur vie politique !

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inégalités en baisse

Posté par bifaceb le 22 septembre 2015

Pour une fois que j’étais d’accord avec un article du Monde, qui reprenait sans biais , sans arrangement avec les réalités, me semble t il, la publication de l’INSEE* , le titre au moins est malvenu, je ne vois pas où est le contraste.
Le mot est juste là, à mon sens, pour affaiblir la portée du titre et relativiser le  contenu de l’article !

pourtant, les chiffres ne sont pas si négligeables: 1,1 % de progression en euro constant pour le premier décile, un coefficient de gini qui diminue de 5% , revenant au chiffre d’avant-crise !

et une diminution du niveau de vie dans les deux derniers déciles !!

* sans lien internet vers elle, dommage.
je le donne, moi ! http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1566

ATD quart monde en minimise la portée, j’entendais à la radio, Louis Maurin, président de l’observatoire des inégalités, dire que le recul du niveau de vie moyen faisait que les 60% s’appliquant à un revenu en baisse pouvait faire sortir mécaniquement des gens de la pauvreté, sans que leur niveau de vie propre s’accroisse.  c’est juste, mais vrai aussi dans l’autre sens, et , globalement, plus souvent: entraient dans la pauvreté avec un pouvoir d’achat en croissance des personnes dont le revenu, pourtant, progressait, mais moins vite que la médiane. C’est un sujet intéressant, qui mérite mieux qu’un propos simpliste.

En tout cas, c’est, clairement, un résultat lié à l’arrivée de l’équipe de François Hollande et Jean marc Ayrault au pouvoir, un des rares dont ils puissent être fiers !

 

 

En France, une baisse contrastée des inégalités

LE MONDE ECONOMIE | 22.09.2015 à 10h54 • Mis à jour le 22.09.2015 à 13h08 | Par Marie Charrel

Des bénévoles du Resto du Coeur au Marché de Gros de Tours, le 25 août 2015.

C’est une bonne nouvelle, même si les chiffres restent modestes. D’après l’étude de l’Insee sur « Les niveaux de vie en 2013 » publiée mardi 22 septembre, les inégalités ont un peu baissé en 2013 en France, confirmant la tendance amorcée l’année précédente. « Les inégalités entre les plus modestes et les plus aisés se réduisent », constatent les experts de l’Insee.

Pour établir ce constat, les statisticiens de l’institut ont passé en revue plusieurs indicateurs. Le premier, appelé indice de Gini, varie de 0 à 1, la valeur 1 représentant le seuil d’inégalité le plus extrême. En 2013, il s’est établi à 0,291, contre 0,305 en 2012. « Ce repli, d’une ampleur inobservée depuis 1996, efface l’augmentation de 0,013 enregistrée depuis le début de la crise, entre 2008 et 2011 », souligne l’Insee. Pour comparaison, l’indice de Gini s’élevait à 0,289 en Allemagne en 2012, selon l’OCDE, et à 0,351 au Royaume-Uni.

L’autre façon de mesurer l’inégalité est de rapporter le niveau de vie des 20 % les plus riches à celui des 20 % les plus modestes. Là aussi, le constat est le même : ce rapport a baissé de 4,6 à 4,3 entre 2012 et 2013.

Ce n’est pas tout : le taux de pauvreté monétaire, mesurant le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (60 % de la médiane des niveaux de vie), a reculé à 14 %, contre 14,3 % en 2012. Il a ainsi retrouvé son niveau de 2010. « Il s’agit surtout d’une diminution mathématique », nuance l’association ATD Quart monde, dans un communiqué. « Une baisse de 0,3 % ne peut pas se constater sur le terrain, les pauvres n’ont pas du tout vu leur situation changer. »

Le niveau de vie des 10% les plus pauvres a progressé

L’étude de l’Insee révèle également que le niveau de vie médian était de 20 000 euros annuels il y a deux ans, soit 1 667 euros nets par mois. Cela signifie que la moitié des Français affiche un revenu disponible de plus de 20 000 euros par an, tandis que l’autre moitié est au-dessous. En moyenne, ce chiffre a reculé de 0,2 % par an depuis 2008, alors qu’il avait progressé de 1,7 % par an entre 2004 et 2008.

Mais le constat est plus contrasté lorsque l’on rentre dans le détail. En effet, le niveau de vie du premier décile, qui correspond aux 10 % de Français touchant moins de 10 700 euros par an, a progressé de 1,1 % en euros constants en 2013. « C’est la première fois depuis le début de la crise qu’il augmente », souligne l’Insee. A l’inverse, le niveau de vie du neuvième décile (les 10 % percevant plus de 37 200 euros par an) a reculé de 1,8 %.

Ces tendances vont à l’encontre de celles observées au Royaume-Uni et surtout aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, les inégalités se sont en effet durement creusées depuis le choc des subprimes, le 1 % des plus aisés s’enrichissant au détriment des 99 % autres, dénonce notamment l’économiste français Thomas Piketty dans son dernier ouvrage, Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013).

Hausse de la fiscalité pour les plus riches

Comment expliquer cette spécificité française ? D’abord, la part des revenus du patrimoine, comme les loyers touchés par les propriétaires ou les rentes financières telles que les intérêts et dividendes, a baissé de 11,9 % à 10,9 % du revenu disponible de l’ensemble des ménages. Or, ces revenus du patrimoine représentent plus du quart des revenus des 10 % les plus aisés.

De même, les ménages plus riches ont été les premiers concernés par la hausse de la fiscalité appliquée après l’élection de François Hollande. A l’exemple de la création d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu à 45 %, ou encore, du plafonnement des avantages liés au quotient familial. En 2013, les impôts représentaient ainsi 27,9 % des revenus disponibles des 10 % les plus aisés, contre 26 % un an plus tôt.

A l’inverse, la progression des revenus les plus modestes est pour l’essentiel liée à la hausse des heures travaillées sur l’année, explique l’Insee. Qui souligne également que le taux de pauvreté des chômeurs a baissé de 38,7 % à 37,3 % entre 2012 et 2013 grâce à « l’augmentation des montants des allocations-chômage perçues ». Preuve que les amortisseurs sociaux français, parfois dénoncés comme trop coûteux ou mal conçus, ne fonctionnent pas si mal.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/22/en-france-une-baisse-contrastee-des-inegalites_4766737_3234.html#YV403pDWG6TrUokP.99

 

 

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stupeur d’outre rhin

Posté par bifaceb le 22 septembre 2015

 

Comment imaginer que VW, redevenu le plus grand vendeur de voitures au monde depuis un an mentait et trichait effrontément sur ses émissions de polluants ?

La firme allemande citée en exemple pour sa gestion prise la main dans le sac, une politique qui n’a pu être décidée au niveau local, mais qui, quel (s) responsable (s) a pu prendre une telle décision irresponsable ? comment a t il pu prendre un pareil risque, se croyant à l’abri de gens plus malins que lui, ou l’ a t il seulement fait pour réaliser ses objectifs de vente, pressé par son, ses managers ?

et qui était au courant ?

j’espère que le conseil d’administration et les organisation syndicales qui y étaient représentées ne l’étaient pas, sinon la cogestion « à l’allemande » en prendrait un sacré coup !

bravo aussi à l’association américaine qui a été assez intelligente et pugnace pour le déceler et le révéler !

cela conforte les associations écologiques qui ont toujours trouvé très optimistes les mesures des constructeurs sur leurs polluants !

et j’espère que le dégât est  circonscrit à ces 500 000 voitures, qu’on ne va pas s’apercevoir que des millions de voiture, VW ou autres constructeurs, ont recouru aux mêmes pratiques !

un dernier point, je suis très curieux de savoir comment fonctionnait ce logiciel
et comment, techniquement, il a été démasqué !

 

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35 leurres

Posté par bifaceb le 28 août 2015

 

 

Emmanuel Macron a dit, devant le MEDEF :

La France « a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans elles (…) Que la France pourrait aller mieux, en travaillant moins. C’était de fausses idées ».

la miniphrase sur la quantité de travail a fait le bonheur des médias, mais

dans une déclaration transmise vendredi matin à l’AFP, il a assuré qu’il ne « parlai(t) pas des 35 heures », le travail restant « le plus beau combat de la gauche », invitant à « écouter le discours, pas réagir à des commentaires ».

 

J’ai eu peur, car, effectivement , le combat pour la réduction du temps de travail est une constante historique de la gauche,
qui aboutit à des travailleurs ayant du temps libre pour s’épanouir dans leur vie familiale, sociale, leurs loisirs…

Donc que veut dire la phrase citée ?
Elle n’a aucun sens  (La France ne travaille pas, ce sont les Français,  individuellement est différent de collectivement, etc…)
elle juste là pour attirer l’attention, faire parler du ministre, lui donner un air conquérant,

et, à mon sens, constituer un leurre: on parle des 35h , on recadre, on se pseudochamaille et on ne fait rien bouger…

mais, dans la ligne de mire du MEDEF, bien plus que les 35h, il y a le code du travail !
le MEDEF a fixé le calendrier : il veut que celui-ci soit revu avant la fin de l’année !
là , le discours du gouvernement sera moins bravache, mais plus efficace …

Je me permets une suggestion:
qu’il s’inspire/reprenne le code du travail allemand,

puisque le made in Germany semble à la mode.
Il y trouvera moins de complexité, certainement,
mais aussi l’association des salariés aux décisions.

 

 

 

 

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des milliards d’années

Posté par bifaceb le 24 août 2015

 

L’éternité, c’est long, surtout vers la fin.” disait Woody Allen.

Tellement longue, cette éternité qu’elle nous a incité à imaginer Dieu,
pour dominer cette incompréhension du Temps infiniment étiré entre le passé et le futur,
comme de l’Espace , qui va au delà de tous les regards, des télescopes, des investigations possibles…

Mais je m’intéresse plutôt au début de cette éternité devant nous :
le soleil brille depuis 4, 5 milliards d’années et doit briller pendant encore presque 5 milliards d’années,
avant de s’effondrer, ou de s’expanser, détruisant d’une manière ou d’une autre, froid ou feu, irrémédiablement notre planète.
Mais comment imaginer ce que pourrait être notre terre, nos sociétés, notre espèce humaine dans plus de 4 milliards d’années ?

Avec le progrès technique que nous avons connu depuis moins de 10 000 ans nous sommes passés du nomadisme,
avant l’agriculture, de la faim, du froid, de la maladie, du tribalisme, de la violence
à notre civilisation industrieuse, industrielle, qui peu à peu arrive à nourrir et soigner la planète
et fait la qualité de vie d’une partie de ses habitants…

Ces progrès s’accélèrent, nous le voyons et vivons au quotidien, comment imaginer des milliards d’années à ce rythme ?
et si nous savons quitter notre planète, nous pourrons avoir quatre ou cinq milliards d’années de rab’ ?

Sous réserve que les armes, le réchauffement, les maladies, n’aient pas fait table rase de l’Humanité,
ou pourrait elle être, que pourrait elle faire (ne pas faire ?) dans plusieurs milliards d’années ?

Vertigineux, inimaginable.
Et d’ailleurs je n’ai pas trouvé quel était le roman de science fiction le plus lointain,
aucun en tout cas auquel je puisse penser qui ne se trouve dans ce millénaire …

Des milliards d’années :
Il y a de la place pour l’imagination la plus délirante, la plus forte, la plus folle, la plus imaginative !

et puisque nous parlions vie éternelle : paradis ou enfer, on aurait pu titrer : des milliards damnés.

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à travail égal….

Posté par bifaceb le 19 août 2015

 

Un principe magnifique et fondamentalement juste :

 » à travail égal, salaire égal »

mais, dans les faits, réellement  inapplicable.

Définir ce qu’est le salaire, avec ou sans son cortège d’avantages adjacents et de charges systématiques,
de monnaies sonnantes et trébuchantes et de droits pour aujourd’hui et demain, n’est déjà pas facile,

mais, chercher à comprendre ce qui est derrière cette notion de travail « égal », relève de l’impossible.

l’application du principe
a travail égal, salaire égal,
est largement contredite par les faits:
statuts différents et avancement à l’ancienneté en particulier.

Dans une vision planétaire, d’abord, et très concrètement,

le travail dans un pays d’Afrique, d’Amérique latine, dans le sud de l’Asie,
n’est certainement pas payé comme le même travail comparable dans son contenu, effectué en Europe, Amérique du Nord, Japon…

mais, dans un cercle plus restreint, à l’intérieur de nos frontières,

la rémunération d’une fonction dépend du statut (la convention collective, l’accord d’entreprise, la formation initiale) et de l’ancienneté.

L’avancement à l’ancienneté, bien ancré dans notre cadre de référence de management et de gestion RH,
basé sur une idée un peu théorique et optimiste d’une productivité qui s’améliore avec l’expérience,
fait dépendre la rémunération de l’historique professionnel de chaque salarié comme de la fonction tenue.

Sans compter les différentes mesures visant à déconnecter la rému du travail, via des indemnisations :
paiement des absences pour maladie, maternité,…

Un exemple historique et toujours en place de la déconnection de la rému et du travail fourni est celui des statuts d’enseignant :

un agrégé qui enseigne en lycée, collège est mieux payé pour moins d’heures effectuées qu’un certifié, pour le même travail réalisé !

Sur le plan thèorique, ce n’est pas plus simple:
Marx, qui voulait viser le principe  » à chacun selon ses besoins » est bien loin de ce principe de rémunération,
les libéraux, avec un échange libre et contractuel, ne voient aucun avantage à assurer cette homogénéité,

seule une société social démocrate, régulée, peut viser sa mise en œuvre, mais en créant tant d’exceptions au principe de base
qu’il en devient difficilement interprétable voire  indécelable.

 

 

 

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des bateaux et des hommes

Posté par bifaceb le 29 juillet 2015

 

Entendu il y a quelques semaines cette réflexion sur une radio :
ces hommes et femmes noirs entassé sur des bateaux ne nous font-ils pas penser à la traite négrière, il y a trois siècles ?

L’image peut être frappante, le rapprochement tentant,
mais les différences sont bien plus importantes.

- Il y a trois ou quatre siècles, les bateaux étaient remplis de prisonniers,
enlevés dans leur pays d’origine,
maltraités,  traités pour ce qu’ils avaient vocation à être, de la force de travail monnayable,
le bateau étant organisé par ses propriétaires pour la survie des esclaves, fut-ce dans des conditions inimaginables de dureté.

-Aujourd’hui les passeurs, qui ont encaissé avant le départ, se soucient peu du bateau et de sa cargaison, des décès et du point d’arrivée,
souvent ils ont évité de conduire ces esquifs et attendent déjà les clients suivants.

Et, à l’arrivée, les sorts des deux populations débarquées n’ont rien à voir :

- esclavage pour les uns, quasiment aucun droit
(même si des « codes noirs » ont  tenté de limiter les excès),
et des devoirs : produire et se reproduire,  obéir et subir.

- des droits restreints, mais cruciaux pour les migrants arrivant sans visa en Europe :
protection juridique, soins médicaux, sans compter le soutien politique et médiatique.

On peut d’ailleurs noter qu’il y a deux siècles, des gens débarquant ainsi sur une côte suite à un naufrage, une erreur de navigation,
étaient bien souvent, en Méditerranée et ailleurs, volés et pillés, réduits en esclavage dans l’attente d’une rançon ou d’une revente.
Leur sort était alors extrêmement dur, et ils constituaient une richesse inattendue pour les habitants locaux, côtiers.

Ainsi, en deux siècles, notre civilisation est devenue plus humaine,
et le droit a concrétisé ces évolutions:

aujourd’hui un migrant, un homme ou une femme,
fut-il sans papiers et sans rien, sans bien,

n’est plus une « prise de guerre » ou « prise de mer »,
corvéable à merci, mais un humain qui a des droits,

et qu’il faut traiter avec dignité.

Evolution positive,
mais qui conduit beaucoup des accueillants à se méfier des arrivants,

à  plus les considérer à court terme comme une charge que comme une aide
même si, nous le savons, à terme, leur vocation est d’être notre pair, une richesse.

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